Tourisme : Rouen enracine des œuvres monumentales en forêt
Nathalie Jourdan
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"Le monde dans un gland" de Linfeng Zhou
A.Aubry - Métropole Rouen Normandie
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"Le monde dans un gland" de Linfeng Zhou
A.Aubry - Métropole Rouen Normandie
Assemblage raffiné de panneaux de bois disposés au rythme de la fameuse suite de Fibonacci, un gland de près de quatre mètres de haut surgit au détour d'un chemin. Les curieux peuvent pénétrer dans ce cocon par une petite ouverture avant de se lover sur l'un des bancs qu'il renferme. Plus loin, trois étranges animaux, mi-chameaux, mi-dinosaures, faits d'osier tressé, semblent flotter à dix mètres de hauteur dans une clairière, comme sortis d'un conte fantastique. Imaginées respectivement par un architecte sino-canadien et un sculpteur polonais, ces deux réalisations font partie du chapelet d'œuvres qui ont été disséminées dans le massif forestier domanial de Roumare, au Nord de Rouen, à la faveur de la seconde édition de la biennale de « La forêt monumentale » (*).
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L'événement porte bien son nom. Au fil d'un parcours balisé de 4 kilomètres, le visiteur chemine entre treize œuvres de land art géantes, choisies au terme d'un appel à candidatures international qui a attiré plus de 300 artistes originaires de 33 pays. Toutes les installations sont interactives. On se surprend à entrechoquer les planches de chêne suspendues d'un immense xylophone suspendu, on s'assied aux deux extrémités d'une curieuse balançoire de 25 mètres de long, on médite dans une futaie multicolore et dans une cathédrale en bois autour de laquelle s'enroulent des jasmins grimpants ou on s'amuse à faire tourner un œuf mastoc recouvert d'une multitude de miroirs. Consciemment ou inconsciemment, l'ensemble invite à porter un regard neuf sur la biodiversité qui nous entoure un peu à la manière des « bains de forêt » chers aux japonais.

Nathalie Jourdan