Dans les Pays de la Loire, seules 11% des masses d’eau de surface (lacs, rivières, fleuves...) sont en bon état ou très bon état écologique. Pour tenter d’inverser la tendance, l’agence de l’eau Loire-Bretagne finance une série d’actions sur le littoral atlantique.En 2023, plus de 500 fermetures ou interdictions temporaires de plages ont été recensées sur le littoral français, selon les données du ministère de la Santé et de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). Ce chiffre, en hausse ces dernières années, témoigne de la vulnérabilité persistante des zones de baignade, notamment en période estivale, et de l'urgence à renforcer la protection de la ressource en eau.
La situation est notamment critique dans les Pays de la Loire où seulement 11% des masses d'eau de surface (lacs, rivières, fleuves...) sont en bon état ou très bon état écologique. Ce qui fait de cette région la plus dégradée du bassin Loire-Bretagne. « Le littoral doit relever un certain nombre d'enjeux pour favoriser la qualité des milieux : pollutions d'hydrocarbures, bactériologiques (escherichia colis), alors que les épisodes de sécheresse se multiplient », souligne Morgan Priol, la directrice générale de l'agence de l'eau Loire Bretagne qui a présenté ce mardi 1er juillet à la presse trois initiatives locales en faveur de la préservation du littoral dans un contexte touristique. Car le tourisme impacte fortement la ressource en eau. « En Vendée, par exemple, il manque huit millions de mètres cube d'eau pendant la période estivale », ajoute-t-elle.
Protéger la qualité bactériologique de l'eau des plages
Sur les 77 sites de baignades, 75% sont de qualité excellente.
« Mais, aujourd'hui, nous observons des signes de dégradation en raison de phénomènes de pluie importante qui entraînent des débordements des réseaux d'assainissement pour retenir les eaux pluviales. En 2024, il y a eu 120 fermetures de plages en Loire-Atlantique liées à la pluie. Il y a donc un travail important à mener de restauration de la qualité des eaux »,explique Morgan Priol, directrice générale de l'agence de l'eau Loire Bretagne.
L'agence de l'agence de l'eau Loire Bretagne a ainsi identifié les plages du littoral atlantique où la qualité est insuffisante. Seize sites ont été jugés prioritaires et feront l'objet d'un plan d'actions au cours de ces six prochaines années pour résorber les contaminations. « Pour inciter aux travaux, nous bonifions à 50% le taux d'aide », prolonge-t-elle précisant que 13 millions d'euros ont été injectés entre 2019 et 2024 pour financer 89 actions.