Sale temps pour les énergies renouvelables, bientôt bridées par l’Etat
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Problème du solaire et de l'éolien : ils produisent trop à certaines périodes, et insuffisamment à d'autres.
Amit Dave
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Problème du solaire et de l'éolien : ils produisent trop à certaines périodes, et insuffisamment à d'autres.
Amit Dave
Qui aurait pu prédire ? L'intermittence des énergies renouvelables, dont l'activité varie selon la météo, commence à poser de sérieux problèmes. Et ce, alors même qu'elles représentent moins de 25% de la consommation finale d'électricité en France.
En effet, l'éolien, et surtout le solaire, produisent trop à certaines périodes, et insuffisamment à d'autres. Un va-et-vient qui engendre des prix négatifs sur les marchés : quand l'énergie devient trop abondante par rapport à la demande, lors d'un après-midi sans nuage par exemple, les centrales à gaz ou nucléaires sont prêtes à payer pour continuer de fonctionner. Elles soumettent alors des enchères négatives sur les bourses d'échange, afin d'éviter de payer d'importants coûts de redémarrage quelques heures plus tard, lorsque le soleil tirera sa révérence, et les panneaux photovoltaïques avec lui.
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Or, lors de ces épisodes de surplus, la plupart des exploitants d'énergies renouvelables continuent eux aussi de carburer. Pourtant, ils pourraient facilement éteindre leurs installations pour faire remonter les prix. Mais voilà : l'État les protège des aléas du marché en payant la différence entre un tarif prédéfini - souvent élevé - et les cours du moment. Notamment les parcs sous obligation d'achat (OA), rémunérés à un prix fixe même quand le marché tombe en dessous de zéro. De quoi amplifier encore le phénomène, dans un cercle vicieux ruineux pour les finances publiques.