C’est le département le plus artificialisé de la région Pays de la Loire, avec une pression démographique importante. La Loire-Atlantique vient d’adopter sa première feuille de route pour réduire l’artificialisation des sols.L'artificialisation va galopante en France. Le pays a artificialisé plus de 250.000 hectares de sols entre 2011 et 2021, selon les chiffres du ministre de la Transition écologique. La loi ZAN, qui découle de la loi Climat et Résilience de 2021, doit permettre de limiter les droits à construire à 125.000 hectares d'ici à 2031, avant de viser la zéro artificialisation nette (ZAN) à horizon 2050. Un cap dans lequel le département de la Loire-Atlantique entend s'inscrire.
365 hectares disparaissent chaque année
Il faut dire que la Loire-Atlantique est le département le plus artificialisé de la région des Pays de la Loire, avec « près de 14% des sols artificialisés (contre 9% de moyenne en France Métropolitaine - NDLR) », indique à La Tribune Chloé Girardot-Moitié, vice-présidente du département ressources, milieux naturels, biodiversité et action foncière. Elle rappelle aussi que Les Pays de la Loire représentent la quatrième région la plus artificialisée de France (11%).
« Certes, des efforts ont été réalisés ces vingt dernières années. Le territoire a déjà réduit la consommation des terres, passant d'environ 1.200 hectares par an entre 2004 et 2009 à environ 365 hectares aujourd'hui. Mais c'est encore insuffisant. Car le grignotage progressif des terres agricoles n'est pas sans conséquence pour la souveraineté alimentaire, le cycle de l'eau ou encore la biodiversité », explique Chloé Girardot-Moitié.
D'autant plus que la Loire-Atlantique est aussi le cinquième département français avec la croissance démographique la plus forte en France. Selon l'Insee, le rythme atteint « plus de 15 000 habitants supplémentaires par an ». Et le risque, « c'est l'étalement urbain ».