Etats-Unis : Kamala Harris, un nouvel espoir pour le climat ?
Dominique Pialot
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Les démocrates prévoient de durcir les réglementations environnementales encadrant l'industrie
Kevin Mohatt
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Les démocrates prévoient de durcir les réglementations environnementales encadrant l'industrie
Kevin Mohatt
Le Green new deal de Barack Obama en 2008, la sortie de l'accord de Paris décidée par Donald Trump en 2020, l'Inflation Reduction Act de Biden adopté en 2022... Depuis au moins 15 ans, les Etats-Unis entretiennent avec la lutte contre le changement climatique une relation marquée de stop & go brutaux. Candidate à l'investiture démocrate, Kamala Harris a démontré par le passé une position plus radicale que ne l'a été celle de Biden.
Celui-ci n'avait pourtant pas perdu de temps pour rétablir les avancées mises à bas par Trump ni pour détricoter les trois-quarts des nombreuses mesures climaticides de son prédécesseur. Dès son accession au pouvoir, il réintégrait l'accord de Paris, qui reposait largement sur les positions convergentes des Etats-Unis et de la Chine, les deux plus gros émetteurs de gaz à effet de serre. Avant de révoquer le permis de l'oléoduc Keystone XL entre les Etats-Unis et le Canada remis au goût du jour par Trump. Il a également instauré de nouvelles réglementations, dont l'obligation, pour les centrales à charbon, de capter 90% de leurs émissions d'ici à 2039.
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Surtout, il est parvenu à faire adopter en 2022 l'Inflation Reduction Act (IRA), qu'il qualifie lui-même de plus grande avancée en faveur du climat jamais réalisée aux Etats-Unis. 370 milliards largement consacrés aux énergies renouvelables, bornes de recharge électriques, usines de batteries, etc.
Dominique Pialot