La Bourgogne-Franche-Comté s’est dotée d’une COP régionale, déclinaison locale de la « planification écologique » nationale. Son objectif : atteindre une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, avec la perspective de neutralité carbone en 2050.
Alors que la loi Duplomb - qui vise à lever certaines contraintes réglementaires pour les agriculteurs - est examinée ce lundi à l'Assemblée nationale, la région Bourgogne-Franche-Comté organisait sa COP régionale pour évoquer trois axes prioritaires d'actions : la décarbonation, la préservation des ressources et la préservation de la biodiversité.
Inspirées des Conferences of the Parties (COP) réunissant les États parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les COP régionales visent à définir au sein d'une région une nouvelle politique climat.
« Il s'agit de mobiliser tous les acteurs locaux, publics et privés, pour construire un avenir plus durable », souligne Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté. La région a ainsi concentré ses efforts sur des secteurs clés, comme l'agriculture, la mobilité douce ou encore la rénovation énergétique. Cependant, ces initiatives rencontrent aussi des limites, notamment dans le domaine des transports.
Des projets concrets pour une transition locale
Interrogé sur les restrictions de budget, le ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, François Rebsamen, a rappelé qu'il y a trois ans le Fonds Vert n'existait pas, et que même s'il a baissé fortement, il a été préservé : « On a pu obtenir 150 millions de plus sur un budget qui était de 1 milliard d'euros prévus.» Les financements sont destinés à des projets concrets comme le chauffage urbain, la création de pistes cyclables et la renaturation des écoles.
La région mise sur des actions ciblées pour faire avancer la transition écologique. Rémi Proust, secrétaire général de la COP auprès du préfet de Bourgogne-Franche-Comté, précise : « Nous insistons sur l'importance de valoriser les atouts de chaque département, comme l'élevage dans la Nièvre ou la gestion de l'eau en Saône-et-Loire ou le déploiement des énergies renouvelables dans l'Yonne [où la Seine prend sa source], tout en identifiant les domaines où une mobilisation accrue est nécessaire. »
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