C'était une feuille de route très attendue, et dont les grandes lignes ont été présentées en régions à l'occasion des treize COP (Coopération des parties) organisées depuis novembre dernier. Les objectifs de la « planification écologique », élaborée par le secrétariat général éponyme, rattaché à Matignon, et visant à réduire de 55 % les émissions de gaz à effet de serre du pays d'ici à 2030 par rapport à 1990, sont en effet en cours de déclinaison à l'échelle territoriale (régions, départements, intercommunalités, associations des maires), dans l'idée de présenter, d'ici à l'été prochain, des plans régionaux à horizon 2030.
Les quelque 52 leviers d'actions du plan, dont 43 peuvent se décliner à l'échelon territorial, sont en ce moment discutés dans les régions qui devront chacune concerter leur territoire afin d'établir « leur » feuille de route, à la carte. Celles-ci doivent s'appuyer sur trois piliers, ou trois grands objectifs : le premier est de doubler la vitesse de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, soit « faire davantage en sept ans que ce que nous avons fait ces 33 dernières années » indique le secrétariat général à la planification écologique, rattaché jusqu'à hier au cabinet de l'ancienne Première ministre, Elisabeth Borne. Le deuxième vise à restaurer 1,4 million d'hectares de zones naturelles en France. Le troisième consiste à s'adapter à une hausse des températures de +4 degrés d'ici à la fin du siècle. Autant de défis qui, dès maintenant, doivent trouver une réponse concertée.