Face à la désinformation climatique, les sénateurs se mobilisent
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Trois sénateurs ont annoncé le lancement d'un groupe de suivi transpartisan sur les médias et la transition écologique.
Reuters
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Trois sénateurs ont annoncé le lancement d'un groupe de suivi transpartisan sur les médias et la transition écologique.
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Lors de l'événement "Choose Europe for Science" à la Sorbonne le 6 mai dernier, Emmanuel Macron qualifiait la « lutte contre la désinformation, qu'il s'agisse de la santé, du climat ou des sciences » parmi les « 10 chantiers du siècle ». Un chantier auquel se consacre l'association reconnue d'utilité publique Quota Climat, créée en 2022.
Comme le relève l'Observatoire des médias sur l'écologie qu'elle a réalisé, le temps d'antenne réservé aux enjeux environnementaux a diminué de 30 % entre 2023 et 2024 pour s'établir à seulement 3,7 %. Pour sa cofondatrice Eva Morel, cette faiblesse quantitative facilite le travail de sape des professionnels de la désinformation. Alors que le sixième rapport du GIEC insiste sur « le rôle crucial des médias dans la formation des perceptions, de la compréhension et de la volonté du public à agir vis-à-vis du changement climatique », elle rappelle que le rapport de l'association publié en avril 2025 détecte 10 nouveaux cas de désinformation par semaine depuis début 2025 dans les médias audiovisuels français.
Ce lundi 12 mai, Quota Climat a organisé au Sénat un colloque sur le sujet, en présence du sénateur écologiste du Maine-et-Loire Grégory Blanc, de la sénatrice LR des Hauts-de-Seine Christine Lavarde, et du sénateur PS du Morbihan Simon Uzenat.
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Pour Christine Lavarde, présidente de la délégation à la prospective, qui rappelle que « l'écologie n'est ni un sujet de gauche ni un sujet de droite, mais un sujet de société », sur le climat il convient avant tout d'objectiver le constat à l'aide de données, d'améliorer les pratiques médiatiques lorsqu'il y a lieu, et d'exploiter la régulation actuelle tout en renforçant le socle juridique.