Climat : les attaques de Donald Trump contre les scientifiques inquiètent à l'échelle mondiale
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Les attaques de Trump contre les sciences du climat ont des répercussions mondiales
Reuters
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Les attaques de Trump contre les sciences du climat ont des répercussions mondiales
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« La production de données, surtout pour le climat et la santé, c'est la matière première de la communauté scientifique ». Cette remarque de l'économiste Michaël Zemmour en marge des manifestations qui se sont tenues en France le 7 mars 2025, dans le cadre du mouvement de soutien aux scientifiques américains « Stand up for science », reflète l'ampleur des dégâts causés par les décisions du président américain. Non seulement parmi les scientifiques américains, mais bien au-delà.
Le licenciement, au début de cette semaine, de Katherin Calvin, scientifique en chef de la NASA, qui occupait ce poste depuis 2022, a fait couler beaucoup d'encre. Notamment au sein de la communauté des sciences du climat, puisqu'elle était par ailleurs coprésidente du groupe 3 du GIEC, qui travaille plus spécifiquement sur l'atténuation du changement climatique. Avant même son licenciement, elle avait été interdite de participation à la dernière session du GIEC qui s'est tenue en Chine fin février, et son équipe de support technique (TSU), dissoute.
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Mais avec au moins 800 postes supprimés (auxquels s'ajoutent 500 départs volontaires), y compris à des postes essentiels au National Hurricane Center (NHC) et au Storm Prediction Center (SPC), la Noaa (National Oceanic and Atmospheric Administration), a concentré l'essentiel des attaques de l'administration Trump. Et cela pourrait n'être qu'un début, puisque l'État fédéral aurait réclamé à la Nooa d'établir une liste de 1 000 personnes supplémentaires. L'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique emploie historiquement environ 13 000 personnes sur le changement climatique ou la gestion des pêcheries commerciales du pays. L'une de ses entités, le National Weather Service (NWS), fournit des prévisions météorologiques quotidiennes et des alertes aux tempêtes aussi bien à terre qu'en mer. Parmi les laboratoires supprimés, le GFDL (geophysical fluid dynamics laboratory) de Princeton, qui a développé le modèle climatique américain depuis 1955.