Vue aérienne de l'unité de valorisation énergétique de Pontivy (Morbihan) qui sera la première en France à être équipée d'un dispositif de captage de CO2
Avec sa filiale Paprec Energies, le numéro 3 français du traitement des déchets mise sur l’innovation pour développer son activité de valorisation énergétique.
Paprec Energies a fait parler de lui récemment en annonçant un dispositif de captage de CO2 en sortie d'une unité de valorisation énergétique (UVE) des déchets. Cette première française illustre la stratégie d'innovation que l'entreprise déploie pour se positionner sur un marché appelé à se développer, en France comme à l'international.
Encore minoritaire dans le chiffre d'affaires du groupe avec 360 millions d'euros dégagés par les 27 unités exploitées sur le territoire français, (sur un total de 3 milliards pour 2024), Paprec Energies prévoit d'atteindre 500 M€ en 2025. Créée en 2021 suite au rachat de Tiru alors détenu par Dalkia, cette filiale est dirigée par Sébastien Petithuguenin, l'un des fils du fondateur Jean-Luc Petihuguenin, cet ancien cadre de la Générale des Eaux qui en 30 ans, a fait de Paprec un groupe de 16 000 salariés employés sur 350 sites, répartis dans 11 pays.
Bientôt des contrats d'électricité avec des industriels ?
Issue de la co-génération, l'énergie produite par les UVE, détenues par les collectivités locales mais conçues et exploitées par des Veolia, Suez ou Paprec, peut être utilisée sous forme de vapeur pour alimenter des réseaux de chaleur urbains ou industriels, et d'électricité. Les revenus de ces UVE sont alimentés à la fois par les redevances que paye le producteur des déchets à éliminer, et par la vente de cette énergie, à hauteur d'environ 40 %.
Jusqu'à présent, l'électricité est vendue sur le marché à des agrégateurs. « Mais le développement de PPA (power purchase agreement) conclus de gré à gré avec des industriels est à l'étude au sein de notre filiale Futura », glisse le directeur général.
À l'inverse des réseaux de chaleurs urbains, dont les besoins en vapeur sont les plus simples à satisfaire, la diversité des clients industriels (qui vont de la chimie à l'agro-alimentaire en passant par la malterie) exige des réglages de température et de pression sur-mesure et requiert une expertise que Paprec a notamment acquise grâce aux activités d'ingénierie de la CNIM, également reprises en 2021.
Newsletter
Climat & environnement
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.