Vers un doublement de la consommation d'eau à l'horizon 2050 ?
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L'irrigation va devenir le premier poste de prélèvement d'eau en France
Reuters
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L'irrigation va devenir le premier poste de prélèvement d'eau en France
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Commandée par Élisabeth Borne suite à la sécheresse de 2022, aux conflits autour des mégabassines, et face à une baisse de la ressource en eau de 14% sur les 15 dernières années, l'étude de France Stratégie concernant la demande en eau à l'horizon 2050 met en évidence de nombreuses disparités sur les plans sectoriels, territoriaux et temporels
Ainsi, l'énergie et l'agriculture occupent de loin les premières places en termes de prélèvements en eau et de consommation, c'est-à-dire la partie qui n'est pas restituée à l'environnement.
Les auteurs ont envisagé deux hypothèses hydroclimatiques plus ou moins sévères, et trois scénarios synthétisant nos choix sociétaux en matière d'alimentation et d'agriculture, d'énergie, d'industrie et de modes de vie plus ou moins sobres.
Il en ressort que les prélèvements devraient stagner, voire diminuer plus ou moins fortement selon les scénarios. En revanche, les consommations, elles, sont appelées à augmenter. Et sur ce point, les choix de société sont réellement structurants. Si le « scénario tendanciel » (une poursuite linéaire des tendances actuelles) aboutit à un doublement de la consommation, le « scénario de rupture » limite cette hausse à 10%, quand le « scénario politiques publiques », qui repose sur la mise en œuvre de décisions déjà actées ou prévisibles (sur la base d'échanges avec les parties prenantes concernées, dont les pouvoirs publics) se traduit par une augmentation de 72%.
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Dans tous les cas de figure, la part de l'énergie diminue tandis que celle de l'agriculture progresse en raison de besoins d'irrigations tirés à la fois par le développement de certaines cultures - soit dans un objectif de maintien de l'exportation ou au contraire, de relocalisation - et par l'impact du changement climatique.