ETUDE Les comportements des épargnants européens

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L'Observatoire de l'Epargne Européenne publie une étude sur les différents comportements des ménages en Europe.

Le comportement des ménages varie sensiblement d'un pays à l'autre en matière d'épargne. C'est, en effet, ce qui ressort de l'étude publiée par l'Observatoire de l'Epargne Européenne.

Premier constat : le taux d'épargne varie considérablement. Il est de l'ordre de 17% en Allemagne et en France, de 12% en Espagne et en Italie alors qu'il ne dépasse pas 5% au Royaume-Uni. Mais le plus frappant est son évolution. Les Anglais et les Espagnols ont connu un pic d'épargne au deuxième trimestre 2009, pas les autres pays. De même, le taux d'épargne en France s'est effondré au 2ème trimestre 2010 (cliquez ici pour accéder au détail par pays).

Autre remarque, les préférences nationales sont moins disparates pour les placements imombiliers. La part des revenus qui y est consacrée oscille généralement entre 8 et 9%, à l'exception du Royaume-Uni. Cette différence tient à vrai dire aux prix des logements qui évoluent de manière divergente selon les pays (cliquez ici pour accéder au détail).

Les ménages européens ne réagissent pas de la même façon face aux placements financiers. Ainsi, au quatrième trimestre, les Français ont investi 10% de leur revenu dans des placements financiers. Alors qu'en Italie, ce taux est quasiment équivalent à 0% et qu'en Espagne, les épargnants ont même puisé dans leurs placements financiers, sans doute pour faire face à une baisse globale de leur pouvoir d'achat.

Et ils sont plus ou moins frileux face au risque. L'Italie est par exemple le pays où les épargnants confient le plus leur argent à des produits "sûrs" (obligations et livrets), alors que les britanniques sont peu investis dans ces placements sûrs mais faiblement rémunérateurs (cliquez ici pour accéder au détail). A l'inverse, en toute logique, ils sont plus enclins que les autres à investir en Bourse, via des fonds notamment. Au 1er trimestre 2011, les encours sur les OPCVM ont progressé de près de 23.8 milliards d'euros sur un an. De manière plus générale, la souscription nette d'OPCVM par pays de domiciliation des fonds montre sans surprise la prédominance du Luxembourg, de l'Irlande et de la Suisse (mais attention : il peut s'agir, souvent, de souscripteurs issus d'un autre pays, le fonds étant domicilié là-bas pour des raisons de fiscalité ou de contrainte du véhicule). Après ces 3 pays un peu particuliers viennent le Royaume-Uni et les pays scandinaves : Norvège, Suède, et Danemark (cliquez ici pour accéder au détail).
 

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