Le CAC 40 teste les 3.000 points

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Malgré une matinée passée dans le vert, l'indice vedette de la place parisienne est repassé en territoire négatif en milieu de journée. Les investisseurs restent focalisés sur la crainte d'une contagion de la crise de la dette en zone euro.

Après quelques hésitations dans les premiers échanges et une matinée passée dans le vert, les marchés étaient à nouveau gagnés à la mi-séance par un regain d'inquiétude sur le risque d'une contagion de la crise de la dette en zone euro. Aux alentours de 12h30, le CAC 40 rendait 0,24 % à 3.041,91 points.

Pas plus que mardi, les investisseurs n'ont de nouveaux de sujets ou motifs de satisfaction. Si ce n'est quelques avancées sur les dossiers italien et grec. Alors que Mario Monti, le nouvel homme fort de Rome doit annoncer la composition de son gouvernement aujourd'hui, les marchés attendent désormais que les nouveaux gouvernements grec et italien passent à l'action rapidement en matière de mesures de rigueur.

Du reste, leurs craintes restent parallèlement critalisées sur l'éventualité d'une contagion de la crise de la dette à l'ensemble de la zone euro. Dans ces conditions, comme la veille, les taux d'emprunt français et espagnoles restent sous pression.

Si le 10 ans espagnol tend à rester stable, ce matin, à 6,33 % par rapport à mardi, le 10 ans français ne se détend pas et a même touché 3.72 % contre 3,68 % en clôture la veillle.

" La crise de défiance en Europe s'étend. Tous les pays de la zone observent un écartement de leurs spreads face aux taux allemands, même les pays réputés les plus solides ", soulignent les économistes du courtier Aurel BGC.

Dans ces conditions, le rebond marqué par les indices européens semble avant tout technique sachant par ailleurs que, côté indicateur, l'agenda du jour est plutôt maigre. Seuls les chiffres de l'inflation et de la production industrielle sur octobre aux Etats-Unis, vont venir animer les marchés cette après-midi.

Sur le front des valeurs, la hausse est emmenée par Vivendi (+4,59 %) qui profite du relèvement de sa perspective de résultat net ajusté (hors impact des changements de fiscalité) sur 2011.

Par ailleurs, ce sont surtout les valeurs défensives qui s'affichent parmi les plus fortes hausses. A l'image de Sanofi (+1,39 %), Suez Environnement (+1,47 %), ou encore Veolia (+1,48 %).

A l'inverse, excpetion faite d'EDF qui perd plus de 4 % à la suite d'un démenti sur l'abandon de l'EPR. La deuxième plus forte baisse revient à Bouygues qui rend 1,80 %.

Sur le marché des changes, la monnaie unique poursuit sa glissade face au billet vert. Aux alentours de 10h00, un euro s'échangeait contre 1.352 dollar. De leur côté, les cours du pétrole s'inscrivaient en légère baisse. Le baril de Brent de la Mer du Nord cédait 0,22 % à 111,24 dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 99,07 dollars (-0,28 %).

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