Comment les entreprises vivent-elles le télétravail en Nouvelle-Aquitaine ?

Pierre Cheminade
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Illustration visioconférence / télétravail
DR

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Selon l'Apec, la moitié des cadres télétravaillaient de façon régulière en septembre 2020 et un tiers comptaient une majorité de télétravailleurs au sein de leur équipe, toujours en septembre 2020. Dès les premiers jours du reconfinement, début novembre 2020, de nombreux salariés ont recommencé à travailler entièrement depuis chez eux. "Le télétravail est la règle !", martelait alors le gouvernement prenant dès le 3 novembre une instruction pour demander à l'inspection du travail de veiller au respect de cette règle. Ce jeudi, le gouvernement desserre néanmoins la bride en indiquant que les salariés en télétravail pourront revenir une journée par semaine sur la base du volontariat, même si, dans les faits, le télétravail est aujourd'hui rarement appliqué à 100 % au profit d'une organisation hybride avec deux ou trois jours de présentiel par semaine.
Si les contrôles spécifiques au télétravail ont été limités en Nouvelle-Aquitaine à une vingtaine d'entreprises de plus de 1.000 salariés, l'application des mesures de travail à distance a également été scrutée lors des contrôles de routine, au nombre de plusieurs centaines depuis début novembre 2020 dans des entreprises de toutes tailles.
Pour le fonctionnaire, "la difficulté du téléravail c'est qu'il ne se décrète pas si facilement, particulièrement dans les entreprises qui n'ont engagé aucune réflexion sur les postes éligibles ni sur les modalités d'organisation. Si bien qu'on a des entreprises parfois très semblables mais où, dans l'une, la question du télétravail n'est pas posée tandis que, dans l'autre, elle fait partie du dialogue social et a été parfaitement anticipée !"
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Mais globalement, la Direccte de Nouvelle-Aquitaine estime que les entreprises ont joué le jeu. Néanmoins, si une proportion équivalente de salariés a eu recours au télétravail au 1er et au 2e reconfinement, c'était beaucoup plus rarement à 100 % lors du second confinement qui a été moins bien accepté. C'est ce que font ressortir les témoignages recueillis par la Tribune, notamment parce que salariés et managers sont nombreux à confier vouloir eux-mêmes revenir au bureau au moins quelques jours par semaine. Dans les services, l'ingénierie, le BTP ou l'immobilier, plusieurs raisons sont invoquées de manière persistante : lassitude du travail à domicile, sentiment de solitude, logement inadapté au télétravail entraînant des mal de dos, envie de renouer un lien social avec les collègues, besoin de sortir de chez soi, nécessité de tenir des réunions autrement qu'en visioconférence ou par téléphone, responsabilités hiérarchiques qui justifieraient d'être au bureau, etc.
Pierre Cheminade