Chronique de François Simon : chez Courtepaille, la salade est de retour !
Par François Simon
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© Nicolas Guyonnet / Hans Lucas
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Cela fait tout de même un choc. On a failli perdre les Courtepaille et, signe de leur renouveau (le groupe La Boucherie, en rachetant l'enseigne, a sauvé 80 restaurants sur 216), la salade bienvenue est de retour. Certes, ce n'est pas Byzance, ni Capoue, mais ça fait chaud au cœur. Rappelons à nos jeunes lecteurs que cette enseigne identifiable aux bords des autoroutes par son toit en chaume, sa grande cheminée centrale, fut le symbole des départs en vacances ou, si vous préférez, le Zeitgeist (« l'esprit du temps ») des années 1960. Lorsqu'on voyait poindre son petit chapeau pointu turlututu, on rigolait dans les automobiles. Non point de moquerie (un peu quand même), mais parce qu'il signifiait les vacances, le soleil, le macadam, la chaleur accablante des voitures, les frites, les glaces... Le premier vit le jour en 1961 à l'entrée du village de Rouvray, au sud d'Avallon, après le remplacement de la nationale 6 par l'autoroute du Sud. En moins d'un an, le succès est fulgurant : 12 nouveaux établissements. Il y en aura près de 300 en 2018. Le groupe est passé de main en main et, par la force des choses, pandémie faisant, le patatras est arrivé : le groupe Napaqaro (également propriétaire de Buffalo Grill) a dû mettre ses enseignes en redressement judiciaire en mars dernier avant de céder la main.
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