« L'érotisme, c’est une atmosphère » (Audrey Diwan, écrivaine)
Charlotte Langrand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La réalisatrice à Paris, en mars 2022.
LTD/Ed Alcock/M.Y.O.P.
Charlotte Langrand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La réalisatrice à Paris, en mars 2022.
LTD/Ed Alcock/M.Y.O.P.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Les deux films sont très ancrés dans leurs époques respectives. Ont-ils encore un lien de parenté ?
À lire également
AUDREY DIWAN - En 1974, le contexte politique était différent mais je n'en ai pas tenu compte : je voulais faire table rase du passé pour m'interroger sur le désir de la femme dans une société où l'on nous dit qu'il faut toujours jouir de tout, à travers un personnage qui porterait peut-être mes questions intimes. Pour cela, je devais avoir les coudées franches, sans avoir à faire référence au premier Emmanuelle. Je n'ai jamais voulu faire un film érotique, je voulais plutôt partir de la solitude d'Emmanuelle, car cela résume assez bien l'expérience du monde contemporain : on doit gravir des montagnes, mais n'y a-t-il pas que de la solitude au sommet ? J'ai essayé de faire un film sensoriel, sur quelqu'un dont le métier consiste à évaluer tous les services d'un hôtel pour que le plaisir soit optimal. L'héroïne subit finalement les mêmes injonctions que l'hôtel : elle doit être parfaite. Je suis donc partie de sa solitude et de son corps, qui est comme une armure, pour me demander si on peut lâcher prise et comment remontent les sensations dans son corps.

Charlotte Langrand
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse