Les Moussières : la petite station de montagne qui veut jouer les quatre saisons
Julie Hainaut
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Une randonneuse dans les Hautes Combes.
© www.stephane-godin.com/Jura Tourisme
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Une randonneuse dans les Hautes Combes.
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Situées à 1 152 mètres d'altitude, dans les Hautes-Combes, Les Moussières séduisent de plus en plus les randonneurs à la recherche de calme, de nature préservée (et de bons fromages). « Les touristes ne viennent plus seulement l'hiver, nous n'avons jamais eu autant de visiteurs de passage », explique Christian Rochet, le maire depuis 2014.
Un attrait qui pose un sérieux casse-tête logistique au maire de cette commune de 192 habitants. « Nous avons 400 lits disponibles mais beaucoup de vacanciers viennent en bivouac et n'ont aucun emplacement pour poser leur tente, se doucher, recharger leur vélo électrique, piqueniquer... » La commune envisage donc d'installer des toilettes sèches, des douches, un abri de 48 mètres carrés doté de panneaux photovoltaïques, des bornes de recharge pour vélos à assistance électrique, d'aménager les extérieurs (avec jeux pour enfants) et le parking sur le site de la Laurende...
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Tout a été pensé dans une démarche écoresponsable. Une façon de « préparer l'avenir », aussi. « Avec le changement climatique, la neige va manquer, il faudra forcément se renouveler à un moment. » Le hic ? La station n'a pas de revenus. « Nous n'avons pas d'employés municipaux, c'est à 80 % du bénévolat, chez nous ! » assure le Mousserand. Le conseil municipal décide alors de lancer un financement participatif le 15 septembre. Clôturée fin novembre, la campagne a été un succès. Les habitants des Moussières ont été au rendez-vous. Près de 30 000 euros ont été récoltés sur la plateforme KissKissBankBank, tandis que certains Mousserands et des vacanciers fidèles de la station ont préféré donner ou envoyer un chèque en mairie (pour un total d'environ 6 000 euros). « Ça nous paraissait évident de participer, indiquent Marjorie Perrier et Marie-Clothilde Verguet, épicières. Il y a toujours eu une grosse solidarité dans notre village, et la commune a de petits moyens. » Même son de cloche du côté de Thomas Grenard, à la tête d'un magasin de sport. « C'est un projet multiservice réfléchi, écologique et durable, je ne pouvais qu'adhérer ! »
Julie Hainaut