« Quelle question ! coupe tout de suite Sandra, propriétaire d'une chienne cairn, 7 ans, répondant au nom de Mute. Je m'impose, et si cela ne convient pas, j'essaie de négocier. Une seule fois, on m'a refusée. Ma chienne me suit partout, elle est calme, n'aboie jamais, reste tranquille sous la table. Le seul souci, c'est dans les hôtels, où, malgré la possibilité de venir avec, les règles sont sévères : interdit de les amener dans la salle à manger, au petit déjeuner, dans les salons, de les laisser seuls dans la chambre. Ou alors, comme dans un salon de manucure, chez un coiffeur, c'est une cliente qui se plaint. »
À la décharge de Sandra, il n'y a pas de règle en la matière. Les chiens sont tolérés au restaurant sous réserve de discrétion à condition qu'ils soient propres et bien tenus. Qu'ils soient muselés ou tenus en laisse, sociables et ne causent aucune gêne ou dommage. La bienséance devrait conduire leur maître à appeler pour s'en assurer et surtout vérifier qu'il n'y a pas d'affiche à l'extérieur du restaurant interdisant l'accès. Sont admis sans réserve les chiens pour aveugles et les chiens d'accompagnement social. Et ce sous peine de contravention de troisième classe, d'un montant de 150 à 450 euros pour une personne physique et de 250 jusqu'à 2250 euros pour une personne morale.
« Logiquement, s'ils se tiennent sages, il n'y a pas de problème, témoigne ce serveur au restaurant Altro Frenchie, à Paris. Il nous est arrivé qu'un client soit gêné par la proximité d'un chien. Nous avons alors procédé à un réaménagement des tables, le problème était réglé. » « Si les maîtres sont bien élevés, admet Bertrand Auboyneau, du Bistrot Paul Bert, à Paris, il n'y a pas de problème du moment qu'ils ne trônent pas dans le passage. Mais à raison d'un client par jour arrivant avec son chien, c'est un non-sujet. Mais rassurez-vous, nous avons le même style de comportement avec les poussettes et les trottinettes : les gens ne demandent pas, ils s'installent. »