Rentrée littéraire : « Le Mal joli », passion pas simple signée Emma Becker
Olivier Mony
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« Le Mal joli » d'Emma Becker, publiés aux éditions Albin Michel, 416 pages, est en vente à 21,90 euros.
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« Le Mal joli » d'Emma Becker, publiés aux éditions Albin Michel, 416 pages, est en vente à 21,90 euros.
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« Écrire la vérité est plus difficile que de l'inventer », aimait à dire le grand James Salter. Il faut à cela une rigueur morale autant que d'écriture qui confine à l'apostolat. Il n'en faudrait donc pas beaucoup à l'auteur de ces lignes pour considérer Emma Becker, le nouveau « charmant petit monstre » sulfureux des lettres françaises, entre Sagan donc (pour le goût de la liberté et le dégoût du qu'en-dira-t‑on) et Albertine Sarrazin, comme aspirant à la sainteté. Car enfin, et la publication en cette rentrée de son déjà sixième roman, Le Mal joli, le démontre en long, en large et en travers, cette fille se tient toujours aussi résolument que bravement au plus près de sa vérité, à la corne du taureau.
Quel est-il, ce « mal joli », terme échappé de l'obstétrique, se référant aux douleurs de l'accouchement ? Disons, pour éclairer seulement ceux qui eurent à l'éprouver, la passion. Une grâce et un désastre, à toutes fins utiles. Soit donc un soir de printemps à Paris, lors de l'un de ces cocktails aux airs de « last chance bar » où le milieu littéraire essaie d'oublier qu'il ne se ressemble plus, la rencontre d'Emma Becker et d'Antonin de Quincy d'Avricourt. Un écrivain lui aussi - d'une dimension, disons, plus vernaculaire... Mais tout de même, c'est leur point en commun. Il n'y en a, pour ainsi dire, pas d'autre.
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