Géraldine Nakache : « Si j’arrête de croire, je dépéris »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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La comédienne et réalisatrice, début mars à Paris.
© LTD / Corentin Fohlen pour La Tribune Dimanche
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La comédienne et réalisatrice, début mars à Paris.
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Un tête‐à‐tête dans son QG rue de Turenne, ça passe ou Nakache ? C'est cash, bien évidemment. Ça tchatche, tout naturellement ! Pas de minauderie, de faux‐semblants ou d'humilité travestie. Et dans ce milieu où l'hypocrisie est souvent une arme de défense, l'actrice n'a pas besoin d'armure. De lentilles ou de lunettes peut‐être, pour corriger sa myopie, car sans, elle « enten[d] moins ». Et il suffit de presque rien pour qu'elle soit « saoulée » par elle‐même : « Tout ce que je raconte, je le sais déjà. Alors je préfère écouter les autres. » Pas de bol, Géraldine, ce n'est qu'un bon moment à passer...
LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous incarnez une mère solitaire en plein burn-out. Un sentiment que vous connaissez ?
GÉRALDINE NAKACHE - J'ai déjà ressenti des périodes de fatigue extrême, de ups and downs. Mais je reconnais que j'ai eu la chance d'avoir été préservée de toute forme de dépression. En revanche, j'ai l'impression que le burn‐out guette tout un chacun, que tout peut basculer d'une seconde à l'autre.
Des signes avant-coureurs ?
Pas du tout. Mais si un jour mon corps envoie un signal d'alerte à mon cerveau, j'ai le sentiment que ce sera déjà trop tard. La culpabilité fait partie de nos gènes. Si je ne travaille pas dix‐neuf heures par jour, je me sens bonne à rien. Et si je n'allaite pas mon enfant, je suis une mauvaise mère...
Vous arrivez à lutter contre cette culpabilité ?
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Ah, mais je ne lutte plus ! J'ai arrêté au moment où j'ai accepté le fait que la culpabilité était inhérente à ma personnalité. J'essaie juste de ne pas le faire ressentir à ma fille, même si je pense qu'elle commence déjà à trop vouloir faire plaisir à ses parents. L'atavisme, quoi.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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