Les 11 mesures du plan d'austérité le plus dur "depuis 1945"

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Retrouvez les mesures d'austérité que propose François Fillon pour réduire le déficit.

François Fillon a annoncé ce midi une dizaine de mesures pour tenir les objectifs de réduction du déficit malgré le ralentissement économique, avec l'objectif de conserver la note "triple A" de la France.

Introduction : les principales déclarations de François Fillon :

"Le mot faillite n'est plus un mot abstrait. Notre souveraineté financière, économique et sociale" exigeait des efforts collectifs et prolongés et même quelques sacrifices".

"Il faudra économiser un peu plus de 100 milliards d'euros pour parvenir à 0 déficit en 2016. Il n'y a pas d'autre moyen que de réduire les dépenses et augmenter la TVA de manière ciblée. Il ne s'agit pas d'une rupture mais d'une accélération de ce qui était prévu".

"La moitié sera des économies de dépenses, la moitié sur les recettes grâce au rabot sur les niches fiscales".

"L'équilibre budgétaire n'a jamais été atteint depuis 1975".

"Le temps est venu d'ajuster les efforts de la France. Avec le président de la République, nous n'avons qu'un seul objectif, celui de protéger les Français contre les graves difficultés que rencontrent aujourd'hui plusieurs pays européens".

"La main du président de la République de tremble pas dans cette affaire".

Les mesures supplémentaires représentent 7 milliards d'euros en 2012 et 11,6 milliards en 2013.

Voici le détail des mesures annoncées en direct par François Fillon :

1 - Budget de l'Etat : 500 millions d'économies en plus par rapport au 1 milliard d'euros déjà annoncé. En tout, le budget de l'Etat baissera de 1,5 milliard d'euros. A partir de 2013, 1 milliard d'euros d'économies par an. "Ce que nous voulons conforter en premier, c'est la réduction de nos dépenses publiques, car c'est le premier levier d'assainissement de nos finances".

2 - Dépenses de santé : la progression des dépenses de l'assurance maladie serait "ramenée à 2,5% à partir de 2012", au lieu des 2,8% prévus au départ.
"Nous avons décidé de ramener l'Ondam, c'est à dire la progression des dépense de l'assurance maladie à 2,5% à partir de 2012". L'économie représentera 700 millions d'euros.

3 - Niches fiscales : 2,6 milliards d'euros d'économie, notamment sur les niches fiscales les plus coûteuses. Suppression du Scellier en 2012, recentrage du PTZ+, rabot de 20% sur l'éco-PTZ.

4 - Retraite : l'âge légal à 62 ans interviendra en 2017 au lieu de 2018. L'économie atteindra 4,4 milliards d'euros sur la période 2012-2013. "C'est aussi un moyen de renforcer la compétitivité de l'économie française".

5 - Les barèmes de l'impôt sur le revenu, de l'ISF, et celui sur les donations et successions, d'ordinaire indexés sur l'inflation, seront gelés "exceptionnellement" en 2012 et 2013.

6 - La revalorisation des prestations sociales et des pensions de retraite sera limitée à 1% pour 2012-2013 au lieu d'être indexée sur l'inflation. "Contrairement à d'autres pays, nous avons décidé de ne pas geler l'indexation, mais de la limiter à 1%, qui constitue la prévision de croissance". Les minima sociaux (minimum vieillesse etc.) ne seront en revanche pas limités à 1%.

7 - L'imposition sur les dividendes, les gains sur les livrets bancaires, l'assurance-vie etc. sera porté à 24% contre 19% auparavant. Depuis le 1er octobre les prélèvements sociaux sont déjà passés de 12,3 à 13,5%. Au total, par rapport au 1er janvier dernier, on passe donc d'un prélèvement forfaitaire libératoire de 31,3% à 37,5%. Ainsi, un livret bancaire rapportant 5% brut rapportera 3,13% net contre 3,44% en début d'année.

8 - Majoration temporaire de 5% pour l'impôt sur les sociétés, mais uniquement pour les grands groupes.

9 - TVA portée de 5,5 à 7% sur certains produits et services. Un échec de la TVA sur la restauration ? "Non, la  TVA était à 19,6%. Elle est passée au taux réduit mais celui-ci est désormais à 7%". Les services aux handicapés, notamment, resteront en revanche à 5,5%.

10 - Dépenses électorales : le plafond de dépenses de campagne remboursés par l'Etat sera raboté de 5%.

11 - Gel du salaire du président de la république et des ministres. "J'appelle les présidents des grandes entreprises à faire de même".

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