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Les forces d'Haftar légèrement repoussées au sud de Tripoli

reuters.com  |   |  378  mots
Les forces d'haftar legerement repoussees au sud de tripoli[reuters.com]
(Crédits : Esam Al-Fetori)

TRIPOLI (Reuters) - Les forces fidèles au gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale ont repoussé les troupes du maréchal Khalifa Haftar dans plusieurs secteurs de la ligne de front au sud de Tripoli, ont constaté dimanche des journalistes de Reuters.

Des avions de l'Armée nationale libyenne (LNA) de Khalifa Haftar, qui tente depuis plus de deux semaines de prendre Tripoli, ont mené plusieurs frappes aériennes contre des positions de leurs adversaires dans la nuit de samedi à dimanche, ont témoigné des habitants.

Malgré ce soutien aérien, les forces de l'Est libyen ont notamment été repoussées de plusieurs kilomètres dans le secteur d'Aïn Zara par rapport aux positions qu'elles occupaient il y a quelques jours, a constaté un journaliste de Reuters qui s'est rendu sur place.

Un porte-parole de la LNA, Ahmed Mismari, a nié tout retrait de ses troupes et affirmé que celles-ci avaient au contraire progressé à la faveur des frappes aériennes.

Selon des habitants, les missiles auraient été tirés par un drone, ce que Reuters n'a pas été en mesure de confirmer.

S'il s'agit bien d'une frappe de drone, cela pourrait marquer le début d'une guerre plus sophistiquée. Jusqu'à présent, la LNA a utilisé principalement des avions soviétiques vieillissants appartenant à l'armée de l'air de Mouammar Kadhafi, renversé en 2011, à la puissance de feu et à la précision défaillantes, ainsi que des hélicoptères, selon des habitants et des sources militaires.

Les raids aériens ont suivi une journée de violents combats dans les quartiers sud de Tripoli, où le bruit des pilonnages pouvait être entendu jusque dans le centre de la capitale.

Les combats, qui ont débuté le 3 avril dans ce secteur, ont fait 227 morts et 1.128 blessés, selon un bilan établi samedi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'intensification des combats est intervenue après l'annonce faite vendredi par la Maison blanche que le président américain Donald Trump avait eu un entretien téléphonique avec le maréchal Haftar et qu'il soutenait ses efforts pour lutter contre le "terrorisme".

(Hani Amara et Ulf Laessing, avec Ahmed Elumami et Ayman al-Warfalli; Arthur Connan, Eric Faye et Tangi Salaün pour le service français)