Francazal : comment ce site militaire est devenu une terre d'innovation

Pierrick Merlet
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Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Née en 1911, "la base aérienne de Francazal a été la première à voir le jour en France", commente le maire de Cugnaux élu lors des dernières élections municipales, Alain Chaléon. Le site, qui s'étend sur 280 hectares, est à cheval sur les communes de Cugnaux, Portet-sur-Garonne et Toulouse.
L'aérodrome toulousain devient en 1934 une base militaire, identifiée comme étant la base aérienne 101 Toulouse-Francazal. Elle conservera ce statut jusqu'à la fin des années 2000. En effet, à l'été 2008, le gouvernement de l'époque présente une réforme de la carte militaire, dans laquelle il est prévu que la "BA 101" soit dissoute. Ce qui sera chose faite au 1er septembre 2009.
Après cette annonce choc, la population, les entreprises et les élus locaux se demandent alors que vont devenir ces centaines d'hectares de terrains et de hangars détenus par l'État. L'ancienne base militaire va-t-elle devenir tout simplement une friche ? Les terrains vont-ils être cédés à des investisseurs privés pour mettre sur pied un projet immobilier ou hôtelier ? Francazal doit-il devenir un aéroport civil ? "À l'époque, dans une ville comme Toulouse en recherche constante de foncier, cet espace présentait un potentiel économique certain avec sa piste et tous ses vastes terrains", ajoute Alain Chaléon.
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Lors de ses vœux à la presse le 25 janvier 2010, Bernard Keller, alors maire de Blagnac et président de la commission "Développement économique et emploi" au Grand Toulouse (l'ancêtre de Toulouse Métropole, nldr), prend position sur le sujet.
Afin de gérer au mieux la situation, la préfecture constitue un comité de pilotage qui doit statuer sur ce que doit devenir la BA 101.
Pierrick Merlet