Toulouse : la Métropole et le Département au secours du BTP

Pierrick Merlet

Le chantier du téléphérique toulousain Téléo a repris progressivement ces dernières semaines, à l'image de la profession.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Le chantier du téléphérique toulousain Téléo a repris progressivement ces dernières semaines, à l'image de la profession.
Rémi Benoit
Jamais deux sans trois. Une expression dont pourra plus que jamais témoigner la profession du bâtiment et des travaux publics en ces temps de crise sanitaire. Après avoir mené le combat pour intégrer le dispositif de chômage partiel, puis après avoir bataillé pour disposer d'un protocole sanitaire afin de relancer les chantiers, il se menait en coulisses ces dernières semaines des négociations autour du surcoût sur les chantiers provoqués par les six semaines d'arrêt environ, de la mi-mars à la fin avril.
Les trois protagonistes des négociations se sont donc réunis jeudi 28 mai pour signer, de son nom exact, la "Charte des bonnes pratiques interprofessionnelles en vue de la sauvegarde du secteur de la construction et pour la continuité des chantiers". Ce nouveau document va ainsi concerner pas moins de 366 chantiers.
Néanmoins, sans attendre cette nouvelle charte, les deux collectivités concernées avaient annoncé dès le début de la crise qu'elles ne solliciteraient pas les pénalités de retard, mais aussi qu'elles augmenteraient le montant des avances versés en début de chantier. Pour aider davantage la profession, le document signé ce jour doit dès lors permettre de se répartir équitablement ce fameux surcoût, estimé en moyenne à +10% par chantier.
Le respect du protocole sanitaire rédigé par l'OPPBTP engageant notamment la responsabilité de la maîtrise d'ouvrage publique, cette charte à la toulousaine prévoit également la prise en charge d'un "référent Covid" par chantier, à la charge de ce maître d'oeuvre public. Celui-ci veillera ainsi à la mise en application des consignes sanitaires sur les lieux de travaux.
Enfin, les
coûts indirects
, notamment liés aux pertes
d'exploitation qui ne peuvent être estimées en amont, feront l'objet d'une "
clause de revoyure" en juillet et septembre prochain. Pour éviter alors toute mésentente, le dispositif intégrera un comité de
conciliation
qui pourra être saisi en cas de besoin de médiation.
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Dans cette logique de la jouer collectif, Toulouse Métropole prépare un plan de relance économique, qui sera présenté prochainement. Il contiendra notamment le maintien des investissements prévus sur l'année 2020 pour aider la filière du BTP, mais aussi un lancement dès le mois de juin des chantiers prévus initialement dans les années futures. Un procédé similaire à celui décidé par l'intercommunalité du sud-est toulousain, le Sicoval, pour un montant de 10 millions d'euros.
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