Covid-19 : pourquoi et comment la Métropole de Montpellier passe en zone d’alerte maximale

Avec le passage de la métropole montpelliéraine en zone d'alerte maximale, les bars du périmètres vont devoir fermer à nouveau à compter du 13 octobre.
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Avec le passage de la métropole montpelliéraine en zone d'alerte maximale, les bars du périmètres vont devoir fermer à nouveau à compter du 13 octobre.
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La nouvelle est tombée dimanche soir 11 octobre : le préfet de l'Hérault Jacques Witkowski annonçait alors que la métropole de Montpellier (31 communes) ainsi que 7 communes attenantes (Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément-de-Rivière, Teyran, Palavas-les-Flots, Saint-Aunès, Mauguio et Montarnaud) étaient placées à compter du mardi 13 octobre en zone d'alerte maximale.
Pour expliquer ce nouveau cap franchi et signifier son inquiétude, le représentant de l'État dans le département rappelle que plus de 160 personnes étaient hospitalisées dimanche soir 11 octobre, dont une cinquantaine en réanimation, et que depuis le début de la pandémie, le département a enregistré 197 décès, « et on était à 164 début septembre », a précisé Jacques Witkowski, ajoutant également que « nos établissements de santé sont entrés depuis une bonne semaine dans des phases de déprogrammation d'opérations ».
Les communes des intercommunalités du pays de Lunel, du pays de l'Or, mais aussi désormais du Grand Pic Saint-Loup, du Clermontais et de la Vallée de l'Hérault, sont placées en zone d'alerte renforcée (en dehors des communes classées en zone d'alerte maximale), « et nul doute que d'autres EPCI devront basculer d'ici la fin de la semaine au regard des données que l'on a aujourd'hui », prévient le préfet de l'Hérault.
Ce changement de statut en zone d'alerte maximale entraîne de nouvelles mesures de protection. Sont donc désormais interdits : les événements de plus de 1 000 personnes (y compris les manifestations sportives), les foires et salons, les fêtes étudiantes, les rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique ou dans des lieux ouverts au public et les rassemblements à caractère festif ou familial dans des salles des fêtes ou salles polyvalentes.
Le 9 octobre, le représentant de l'État a pris un nouvel arrêté pour imposer, à compter du samedi 10 octobre, la fermeture des salles de sport implantées sur les 31 communes de la Métropole ainsi que sur Lunel, La Grande Motte, Montarnaud, Mauguio, Palavas, Saint-Aunès, Saint-Clément-de-Rivière, Saint-Gély-du-Fesc et Teyran.
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Les bars, casinos ou salles de jeux seront fermés à partir du 13 octobre. Les restaurants et fast-foods pourront ouvrir de 7h à minuit (avec accueil du dernier client à 22h), les drives de 7h à minuit, les épiceries de nuit de 7h à 22h et les livraisons à domicile de 7h à minuit.
Les restaurants sont désormais obligés de se conformer à une réglementation sanitaire renforcée : service à table uniquement (en intérieur comme en extérieur), distance d'un mètre au moins entre chaque chaise, limitation à 6 personnes par table, port du masque par les professionnels et par les clients lors des déplacements et à l'entrée, et mise en place d'un "cahier de rappel" (noms et numéros de téléphone pour contacter les clients en cas d'alerte sanitaire).
Des mesures que les restaurateurs sont fermement invités à respecter par le préfet qui, la semaine dernière, a fait savoir que les contrôles et les sanctions administratives avaient été renforcés suite au non-respect des mesures sanitaires dans certains bars et restaurants. Ainsi, un restaurateur de Lattes s'est-il vu notifier une fermeture administrative d'un mois par le tribunal administratif de Montpellier pour manquement à ces obligations.
Quant aux grandes et moyennes surfaces, on revient aux mesures appliquées durant le confinement, à savoir une jauge d'un client pour 4 m2 de surfaces de vente, sur laquelle, là aussi, le préfet annonce des contrôles stricts.
L'élu a en effet fait voter, en conseil métropolitain, une nouvelle mesure d'aide aux entreprises : une aide au paiement des loyers professionnels pour le mois d'octobre pour les entreprises les plus impactées occupant des locaux du parc immobilier privé, notamment les salles de sport, les professionnels de la restauration et ceux du tourisme. L'aide pourra atteindre jusqu'à 1 000 €.
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Le préfet, quant à lui, rappelle aussi que dans le cadre du Plan France Relance, le ministre de l'Économie a annoncé un renforcement du dispositif de soutien aux entreprises impactées par les nouvelles restrictions d'accueil au public. Désormais les salles de sport, mais aussi les fleuristes, blanchisseries, graphistes, arts de la table, culture, évènementiel etc., sont bénéficiaires de diverses mesures pour les aider à traverser cette crise (le Fond de solidarité avec des aides allant de 1 500 à 10 000 €, le recours au chômage partiel, l'exonération de charges sociales et des aides de trésorerie).