Pour l'Union Maritime et Fluviale, "l'UMF et le Port ne peuvent pas marcher l'un sans l'autre"
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
Camille Moirenc
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LA TRIBUNE - Quel est votre parcours ?
LEA LORIQUET-VENTURA : Je suis juriste de formation, j'ai fait des études de droit européen, puis j'ai décidé de me tourner vers une école de commerce, HEC Paris, où j'ai fait du management international. C'est en travaillant pour le cabinet de conseil Arcturus (2017 - 2021) que j'ai rencontré l'Union maritime et fluviale de Marseille-Fos (UMF), c'est mon plus vieux client (rires). J'ai donc comme cela que j'ai plongé mes deux mains dans le monde maritime. Durant cette collaboration, j'ai travaillé sur des sujets très techniques comme la mise en place d'une connexion en train avec la Suisse, le contournement ferroviaire lyonnais, la liaison routière Fos-Salon et bien sûr les sujets nationaux liés à la stratégie portuaire. Quand j'ai appris que l'UMF lançait un processus de recrutement, j'ai candidaté, je suis arrivé le 15 février pour que la transition avec l'ancienne directrice générale puisse se faire.
Comment voyez-vous la place de l'UMF vis-à-vis du port de Marseille-Fos ?
Nous sommes un acteur économique important du territoire et la première place du shipping en France. Notre point de vue est forcément différent, plus orienté business, mais l'UMF et le grand port maritime (GPMM) ne peuvent pas marcher l'un sans l'autre. Sur les sujets qui nous intéressent en tout cas. Nous avec de bonnes relations avec le GPMM, mais nous pouvons faire mieux sur des thèmes comme la formation et l'emploi, la gouvernance où nous voulons être dans les conseils de surveillance (l'UMF est présent dans le conseil de développement NDLR), et tout ce qui peut permettre aux ports français d'être les ports du futur.
Vous comptez lancer une plateforme numérique pour recenser les métiers de la place portuaire, mais l'enjeu n'est-il pas plutôt sur l'absence de formation ?
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Oui, mais en même temps les deux sujets sont imbriqués. Dans notre secteur, la formation se réalise souvent directement dans les entreprises. Il y a des déficits de formation à Marseille, mais les entreprises, associations ou fédérations ne sont pas non plus au courant des besoins. Bien sûr cela ne marche pas pour tous les métiers, le pilotage par exemple se fait par concours. Le rôle de l'UMF ne va pas créer ces formations, mais nous pouvons en revanche créer le lien entre les acteurs. C'est un sujet très complexe où il ne faut pas faire de généralité et anticiper les besoins de demain autour des projets qui se développent en ce moment comme les bornes de chargement électriques ou Vasco 2.
Rémi Baldy