Béziers se dote d’une agence de développement économique

Michel Fréjaville et Michel Aimes, vice-président et président de la nouvelle agence de développement économique de Béziers.
Cécile Chaigneau

Michel Fréjaville et Michel Aimes, vice-président et président de la nouvelle agence de développement économique de Béziers.
Cécile Chaigneau
La Ville de Béziers et l'agglomération Béziers Méditerranée viennent officiellement, ce 29 juin, de créer leur propre agence de développement économique. Un outil « voulu par l'ensemble des organisations patronales - Medef, CPME 34, FFB - ou la CCI Hérault, et par Robert Ménard », souligne d'emblée celui qui prend la présidence de l'agence, Michel Aimes, ancien président du tribunal de commerce.
La nouvelle agence rassemblera le service économique existant de l'agglomération et ceux de Viaterra, société d'économie mixte locale (SEM) dont le capital social est détenu majoritairement par des partenaires publics, qui accompagne les collectivités et les investisseurs dans la définition et la réalisation de leurs projets d'aménagement.
Un territoire en mal d'image et de notoriété ?
Comme son nom l'indique, la nouvelle agence a donc vocation à contribuer au développement économique du territoire ouest héraultais.
Le directeur de l'agence le promet : « Notre vocation n'est pas politique mais économique ». Et Robert Ménard renchérit : « Je ne vais pas me mêler des affaires de l'agence, je vais aider, donner des moyens. Le budget des deux ou trois trucs que je dirige, c'est autant que celui du Vatican ! Cet argent doit servir et être efficace pour attirer des entreprises à Béziers ».
L'édile cite lui aussi la belle opportunité que constitue la création de la gigafactory Genvia à Béziers, sur le site industriel de Cameron (filiale de Schlumberger), où seront fabriqués des électrolyseurs haute température à oxyde solide destiné à la production d'hydrogène décarboné.
Quid des futures relations de la nouvelle agence avec l'agence de développement économique de la Région Occitanie, Ad'Occ ? « On les a rencontrés », répond Michel Aimes, laconique.
Michel Fréjaville, fondateur et dirigeant de l'entreprise de transports T.M.F., est vice-président de la nouvelle agence. Il promet des synergies vertueuses avec les autres acteurs du territoire : « Je peux témoigner que lorsqu'on veut s'implanter quelque part, on se heurte à beaucoup de difficultés administratives. Avec l'agence, on veut éviter de perdre des opportunités d'implantation. Nous allons faire un inventaire du foncier disponible sur le territoire de l'agglomération, regarder les dossiers reçus par le service économique de l'agglomération et voir aussi si on peut relocaliser des entreprises biterroises. On veut offrir un guichet unique sur ces questions d'implantation ».
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