Selon les données du cabinet d'études des marchés immobilier Adéquation (publiées en février dernier) portant sur l'Occitanie-est, un rééquilibrage géographique au profit des marchés immobiliers secondaires s'est opéré en 2020. Même si ces marchés n'ont pas été épargnés par la crise sanitaire du Covid-19, les villes moyennes que sont Béziers (34), Sète (34), Narbonne (11) et Perpignan (66) ont pesé pour 29% des ventes totales, soit une augmentation de 5%.
Comment ont réagi les marchés héraultais, dans l'ombre de la métropole montpelliéraine qui agit comme une locomotive économique et démographique, et dessine un bassin d'emploi attractif ? Zoom sur Béziers et Lunel.
Sur l'agglomération de Béziers, 163 logements ont été mis en vente en 2020, soit + 41% par rapport à 2019, annonce Adéquation. Il s'agit du seul marché régional, avec celui de Narbonne (Aude), où ce chiffre est en augmentation, quoique peu significatif car portant sur un marché de petits volumes. Béziers, comme Narbonne, avaient déjà connu un effondrement d'activité sur le logement neuf en 2019 en raison de la fin de leur éligibilité au dispositif Pinel. La crise sanitaire n'a fait qu'accélérer le processus et en 2020, le nombre de ventes (73, soit une baisse de 45%) est tombé en dessous du nombre de mises en ventes.
«Depuis deux ans, le marché du neuf est complètement arrêté, à part quelques programmes retardataires qui arrivent, note Vincent Thieule, dirigeant de l'agence Progest et vice-président de la FNAIM Hérault.On commence à ressentir un frémissement de tension sur le logement locatif,c'est mécanique. On avait entre 300 et 700 logements neufs par an pour la location et on n'en a plus ! »