Comment l’IGP a redonné vie au citron de Menton
Maëva Gardet-Pizzo
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Une écorce parfumée. Un jus limpide, généreux, acide sans être amer... Les qualités gustatives du citron de Menton ne sont plus à prouver, celui-ci ayant même la réputation de pouvoir se manger tel quel, comme une orange. Des propriétés qui sont en fait intimement liées à son terroir.
« Le citron de Menton pousse dans cinq communes au sein d'une zone littorale protégée par des montagnes. L'arbre bénéficie donc de la douceur de l'air marin tout en étant à l'abri des grands vents du Nord », dépeint Stéphane Constantin, directeur de l'Association pour la promotion du citron de Menton (APCM). Le sol, du grès de Menton, plutôt sableux et limoneux, joue également un rôle. De même que le mode de culture : en terrasse bien souvent et selon les principes de l'agriculture raisonnée voire biologique lorsque, comme c'est très fréquent, la culture est le fait de particuliers.
Célébré chaque année à l'occasion de la Fête du citron à Menton - qui attire jusqu'à 200.000 spectateurs -, ce fruit a toujours bénéficié d'une certaine notoriété. Pourtant, sa culture aurait bien pu disparaître, comme le raconte Stéphane Constantin.
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« Au XVème siècle, cette culture constitue une des premières ressources économiques de la principauté de Monaco. Et cela durera jusqu'à la moitié du XIXème. Le citron de Menton est très demandé par les pays du Nord de l'Europe et à bord des bateaux où il permet de lutter contre le scorbut », une maladie liée à une carence en vitamine C qui provoque un déchaussement des dents pouvant aboutir, faute de traitement, à un décès par hémorragie.
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