Rachat de La Provence : Saadé veut accélérer, Niel n’a pas dit son dernier mot

Laurence Bottero
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Chaque épisode cristallise un peu plus l'attention et les tensions. Il y a eu l'attaque au tribunal de commerce du droit d'agrément dont disposait Xavier Niel, l'ouverture des offres par le tribunal de Bobigny, la venue de Xavier Niel dans les locaux du quotidien... Ce 28 mars, c'est l'examen par la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence de l'appel interjeté par le patron de Free, pas content de la levée de son droit d'agrément, qui concentre les attentions. Une nouvelle étape dans le processus de rachat des 89% des parts appartenant au Groupe Bernard Tapie qui est loin d'être un simple appel. Car du résultat dépend (beaucoup) l'issue de ce que l'on appelle le « dossier ».
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Car la « victoire » de CMA CGM n'est pas pour autant qu'une formalité. Déclaré favorite c'est-à-dire mieux-disante, par les liquidateurs, l'offre du groupe familial basé à Marseille semble très séduisante sur le papier et ne serait-ce qu'au regard de la somme annoncée : 81 millions d'euros. Mais le tout est bien plus complexe. Tant et si bien que Rodolphe Saadé lui-même continue de mouiller la chemise et de rencontrer les salariés du titre. Il était encore il y a une semaine dans les locaux du quotidien. Pourquoi un tel investissement en temps, quand on pilote l'un des plus gros paquebots du transport maritime mondial ? Quel besoin de convaincre encore en étant la seule offre retenue ? On peut comprendre qu'expliquer sa stratégie et sa vision pour La Provence soit essentielle pour celui qui veut endosser le costume de patron de presse. Mais celles-ci semblaient être largement comprises eu égard aux communiqués de la plupart des organisations syndicales qui ne cachent pas leur enthousiasme face au projet de l'armateur marseillais.
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