Pourquoi la Côte d’Azur est toujours attractive pour les entreprises à capitaux étrangers (avec effet de la crise)

Laurence Bottero
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La Côte d'Azur, terre attractive, c'est confirmé. Non pas qu'il y ait un doute, déjà l'agence de développement économique régionale, Rising Sud, avait donné le ton via la voix de son président, Bernard Kleynoff tandis que Team Côte d'Azur, l'agence de développement économique azuréenne avait elle aussi souligné le fait.
Mais au plus on a de (bons) signes au mieux ça conforte dans la stratégie, ce qu'il faut faire et, bien sûr, améliorer.
Cette fois-ci c'est Sirius, l'observatoire économique de la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur qui le dit avec ses propres données, comptabilisant 4.044 entreprises à capitaux étrangers, générant 51.800 emplois et 106 nationalités.
Ainsi, la Côte d'Azur a été le choix d'implantation de 250 entreprises à capitaux étrangers en 2021. Un chiffre qu'il fait évidemment mettre en comparaison pour lui apporter une certaine valeur. Ainsi, 2021 a un meilleur niveau que 2015, preuve que les stratégies d'attractivités payent sur le long terme et même malgré la crise.
Les stratégies d'attractivité d'abord. Le « chasser en meute » aujourd'hui expression plus que galvaudée a pourtant été une réalité et constitué un virage lorsque les acteurs économiques ont décidé de parler d'une seule voix. Sur un terrain de jeu où, vu de l'étranger, Nice, Cannes et Sophia-Antipolis sont dans un mouchoir de poche géographique, la force de l'union était au moins une évidence, sinon la meilleure façon de jouer l'intérêt général.
Dès 2016 - les statistiques de Sirius l'avalisent - le nombre d'entreprises à capitaux étrangers qui choisissent la Côte d'Azur est de 300 par an pour s'élever en 2018 à 400 entreprises. Las, la crise va venir freiner la bonne dynamique, dont on sent que le ressort n'est, pour autant, pas cassé.
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Le chasser en meute donc, c'est révélé être le bon choix. L'accentuation d'une présence régionale à des grands événements BtoB, apporteurs de visibilité, a été assez payante et cela, assez rapidement. CES Las Vegas, missions des pôles de compétitivité tels Eurobiomed outre-Atlantique aussi, ciblages de marchés pouvant apporter une plus-value comme l'Angleterre because of Brexit ont permis de créer une cohésion et une image unies. La dernière mission menée par Rising Sud à Vivatech autour de la filière Green Tech s'inscrit aussi dans cette volonté. Car tout ce qui est vu depuis l'extérieur sème des petites graines d'intention.
Laurence Bottero