« L’entreprise ne doit pas être égoïste » (Yvon Grosso, ex-Medef Sud)

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Cette année-là, François Mitterrand est élu président de la République française, Ronald Reagan succède à Jimmy Carter à la tête des Etats-Unis d'Amérique, l'airbag est commercialisé pour la première fois, Belize obtient son indépendance, la première navette spatiale américaine Columbia effectue son vol inaugural, de nouvelles conventions collectives sont signées en Suède... 1981, année de bouleversements économiques et sociaux en France comme ailleurs. 1981, c'est aussi l'année où Yvon Grosso s'engage dans le syndicalisme patronal. Quarante ans plus tard, l'engagement est-il une notion qui distille toujours la même saveur ? Et le même sens ?
Pour Yvon Grosso, clairement la réponse est oui. Et ce qui a motivé alors celui qui franchit les portes de l'entreprenariat après le rachat d'une filiale du groupe Adecco, groupe où il commence sa carrière, est toujours intact. Le leitmotiv, la base et le but : le bien commun.
« Le mot engagement a du sens. C'est faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait. Cela a la valeur de la parole donnée ».
Dans le contexte actuel - où le monde du travail évolue, où devenir patron est plus perçu sous l'aspect startup/licorne/ que PME/ETI, où le nombre de création d'entreprises augmente alors qu'en même temps l'entreprise est encore beaucoup regardée d'un œil mi-défiant mi-méfiant - l'engagement, patronal notamment, a-t-il encore un intérêt ?
Plus que jamais pour celui qui à l'âge de 28 ans s'engage, donc. Et enchaîne, au cours des ans, différents mandats sociaux. Une école formatrice, estime-t-il. « L'engagement est pour l'intérêt général de la société civile, cela a la notion de service, il doit profiter au plus grand nombre ». Et on y vient généralement poussé par un mentor, « des personnes que l'on rencontre et qui vous donnent envie ».
À lire également
Bien sûr cela apporte à soi-même, cela « donne confiance, la notion de responsabilité, de progrès. Ce qui signifie ne jamais se satisfaire de ses acquis, savoir se remettre en question, s'ouvrir aux autres ». Car, insiste-t-il « l'isolement ne permet pas de s'épanouir aussi richement. Seul au monde et isolé, on ne fait jamais rien ». Ce qui sous-entend savoir entendre et écouter les avis contraires. « C'est grâce au jeu collectif et d'intelligence ajoutée que nous avons toujours pu trouver le juste milieu qui permet d'apporter le soutien actif aux entreprises ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero