Cannes On Air : un développement pluriel qui structure une filière (2/2)
Gaëlle Cloarec
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CACPL
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Le programme Cannes on Air vise à bâtir, maillon après maillon, une chaîne de valeur qui se veut unique en Europe autour de l'économie créative et audiovisuelle. Caressé de longue date par la Cité des Festivals, le projet s'est affiné au fil des ans pour devenir une démarche globale où la formation, la diffusion et la production forment un tout de plus en plus concret.
Le segment le plus avancé, celui de la formation, est opérationnel depuis un an et l'inauguration du campus universitaire Georges Méliès qui a demandé une enveloppe globale de 81 millions d'euros. Un millier d'étudiants y ont planché l'an passé, dont 800 sur les thèmes de l'économie créative. Laquelle représente, à ce jour, un catalogue de 35 formations, dont 10 sur les écritures créatives, 8 sur la création de contenus, 6 sur le management de projets audiovisuels... De nouveaux DU (diplôme universitaire) vont progressivement étoffer l'offre lors des rentrées 2022, 2023 et 2024. Ils seront dédiés à la maitrise financière de la production audiovisuelle, au développement de formats audiovisuels ou encore aux archives audiovisuelles. « Nous poursuivons également le développement de chaires autour des écritures. C'est en effet l'attente principale du secteur. Il existe un besoin énorme en la matière, surtout depuis l'accélération des plateformes », relève Thierry Migoule, directeur du cabinet du maire de Cannes, David Lisnard. Par ailleurs, la résidence universitaire de 172 logements est livrée depuis ce mois de septembre, à proximité du multiplexe cinématographique. Quant aux entreprises hébergées au sein du bâtiment mutualisé, dans le but de faciliter la fertilisation croisée, elles sont aujourd'hui une quinzaine, pour 60 salariés. Parmi elles, la société de production cinématographique AdAstra ou encore Pitchoun Médias qui réalise des émissions pour enfants.
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Le volet production, lui, se précise. Outre l'implantation de Novelty-Magnum-Dushow et ses studios et plateaux de tournage sur 2.000 et 4.000 m² à La Bocca, le projet qui vise à installer en centre-ville des studios post-prod au sein de l'ancien site du Comptoir provençal du verre revient sur la table. Le contentieux en cours, portant sur la propriété du lieu, devrait se régler prochainement selon la Ville. « Les expertises nous sont favorables, il ne nous manque plus que la validation par le tribunal », précise le directeur qui indique que « des grands groupes implantés régionalement se positionnent pour y installer des studios post-prod ». L'idée étant de développer un équipement capable « de sortir 40 à 50 films par an », afin de compléter ceux installés sur le campus, d'une capacité moindre.
Gaëlle Cloarec