Lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France, sa demande avait fait grand bruit. Invitée à prendre la parole devant des centaines de dirigeants d'entreprises, la Première ministre, Élisabeth Borne, a sonné le 29 août les sociétés de préparer chacune un plan de sobriété énergétique pour le mois de septembre. L'objectif est de diminuer de 10% la consommation en électricité de la France d'ici 2024.
Au sein de l'écosystème toulousain, cette annonce provoque plusieurs sentiments. "On demande toujours aux entreprises de faire des efforts, mais depuis deux ans, on subit", peste Vincent Aguilera, le nouveau président de la CPME Haute-Garonne - qui succède à Samuel Cette - faisant référence à la crise sanitaire. "Nous n'avons pas attendu que la Première ministre nous alerte pour agir", ajoute-t-il.
Il est vrai que les deux organisations patronales ne manquent pas d'idées pour illustrer la sobriété énergétique à Toulouse. Par exemple, le projet européen COMMUTE s'est concrétisé il y a quelques mois avec le lancement d'une application d'éco-mobilité à destination des dizaines de milliers de salariés de la zone aéroportuaire située au nord-ouest de l'agglomération. Les collaborateurs d'Airbus, d'ATR, de l'aéroport et d'autres sociétés de la zone bénéficient ainsi d'une interface qui mélange à la fois des solutions de transports en commun, de covoiturage et de mobilités douces. Grâce à un système de classement et récompenses, l'objectif est de mettre fin à l'usage individualiste de la voiture personnelle pour se rendre au travail. Toujours dans le domaine des mobilités, face à la flambée des prix des carburants, les transporteurs locaux comme Jimenez Transport ont formé l'ensemble de leurs chauffeurs à l'éco-conduite.