Ce que la hausse de la création d’entreprises dit de l’économie de la Côte d’Azur

Laurence Bottero
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... la part des micro-entrepreneurs joue un effet d’entraînement global, ce sont bel et bien les PME qui tirent l’économie.
Il y a des données qui rassurent, d'autres qui surprennent ou alertent. Le contexte économique est évidemment friand de données qui permettent d'analyser, de prendre la température de la santé de l'économie, de tenter une projection à court terme, histoire de maintenir le gouvernail vers le bon horizon.
De façon générale mais peut-être un peu plus dans le contexte actuel, la création d'entreprises est un indicateur assez observé. Parce qu'il démontre une certaine confiance du chef d'entreprise, ce sentiment qui est lui-même très lié - voire dépendant - de la conjoncture.
Autant dire que les données publiées par l'Observatoire Sirius de la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur ont de quoi rassurer ou tout au moins nourrir l'espoir que difficultés d'approvisionnement, inflation et problématiques énergétiques ne mettront pas à mal les TPE/PME du territoire. Certes, les données concernent l'année 2021, c'est-à-dire cette année que l'on peut considérer comme de transition puisque post-Covid. Mais elles démontrent quelques éléments qui doivent servir pour la suite.
Ainsi donc l'envie d'entreprendre ne s'est pas érodée, bien au contraire. Si au niveau national cette dynamique s'établit à 17%, sur la Côte d'Azur, c'est 24,4%. 25% même si on considère l'ensemble de la région ce qui fait de Provence-Alpes-Côte d'Azur, la deuxième contributrice à cette bonne tenue nationale. Preuve que le tissu est vivace, pluriel et bien plus structuré que ce que laissent parfois envisager les images d'Epinal qui ont bien du mal à considérer que sous les palmiers on entreprend aussi et pas moins qu'ailleurs.
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Dans les Alpes-Maritimes, 6.800 créations ou reprises d'entreprises se sont donc constituées en 2021. L'une des bonnes nouvelles concerne le profil de l'entrepreneur, majoritairement âgé de moins de 40 ans. La part des jeunes entrepreneurs qui croît d'ailleurs au fil des ans, ce qui semble démontrer que le regard sur l'entreprise s'est modifié, ce qui n'est sans doute pas étranger au phénomène des startups, cette typologie de jeunes entreprises innovantes étant désormais à la fois bien ancré dans le paysage entreprenarial mais épuré de l'engouement presque aveugle de ses débuts.
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