... ration avec les acteurs de toutes tailles – grands et petits – qui doit être la voie empruntée pour ne pas faire de la souveraineté un vœu pieux mais une réalité, à plus ou moins long terme.
LA TRIBUNE - Orange Cyberdéfense se renforce à Marseille, au moment où la cybersécurité est devenue une préoccupation majeure pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille et leur secteur d'activité. Pourquoi ? De quelle façon cela s'inscrit-il dans la stratégie du groupe ?
HUGUES FOULON - Le projet d'Orange Cyberdéfense est de contribuer à construire une société numérique plus sûre. Pour cela, deux paramètres, qui peuvent paraître contradictoires, sont importants : la taille et le local. La taille c'est avoir la capacité d'être présent partout, en France - qui représente un peu plus de 40% de notre chiffre d'affaires - et à l'étranger. C'est avoir la capacité à investir dans la recherche, nouer des partenariats mondiaux, avoir la taille suffisante pour savoir comment la menace évolue. Mais il existe aussi la considération du local, la nécessité de rester proche de nos clients, car la cybersécurité, plus que toute autre activité, est basée sur la confiance. Et donc posséder un campus à Marseille est essentiel pour servir les grands groupes et les différents acteurs du territoire. Il ne faut pas omettre l'attractivité. Nous sommes une société de services et elle ne marche pas si nous n'arrivons pas à attirer, recruter, former, développer les talents. Si nous ne sommes présents que sur un bassin de population - à Paris par exemple - compte tenu de la bataille des talents, c'est moins facile que d'avoir un maillage régional fort qui offre la possibilité d'aller travailler à Paris, Marseille ou Bordeaux. A Marseille nous disposons d'une équipe de 65 personnes et nous allons recruter une dizaine de profils en 2023. Nous sommes donc dans une logique de développement, d'investissement, de croissance.
Un programme de formation est notamment prévu ainsi qu'un espace de démonstration d'attaques. La pédagogie et la prévention sont-elles des éléments en mesure de véritablement éviter les cyberattaques ?