Emballages : ce Zéro Carbone nommé désir

Laurence Bottero
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... notion d’acceptabilité ne se trouve pas toujours là où on l’imagine.
L'emballage zéro carbone, mythe ou réalité, serait presque la question à se poser. Entre les bonnes volontés affichées, l'adoption pleine et entière de solutions existantes, les vraies-fausses bonnes idées... il y a encore des notions d'acceptabilité et des freins - divers - à lever comme l'a démontré le débat qui s'est tenu lors du dernier Transition Forum, à Nice, fin septembre.
« Nous sommes dans une économie linéaire : je produis, je consomme puis je jette » pose Martin Calmettes, co-fondateur et co-dirigeant d'Eco In Pack, « ce n'est pas soutenable et c'est pour cela qu'il faut changer la façon de faire ». Spécialisée dans le recyclage des bouteilles en verre, Martin Clamettes enfonce peut-être une porte ouverte mais une donnée - parmi d'autres - pose le sujet : la consommation annuelle est de 4 milliards de bouteilles en verre, rien que pour la consommation de vins et spiritueux. Sachant que la bouteille en verre pèse 70% de l'impact environnemental de ce qui est acheté par le consommateur. Pas question pour autant de jeter la pierre au verre - « matériau durable et réutilisable » - mais c'est bien sur ce dernier point que des efforts doivent être consentis. C'est à cela que contribue d'ailleurs la Eco In Pack, startup originaire de Cognac, en Nouvelle-Aquitaine, : la réutilisation du verre. Sachant que le réemploi, c'est « -76% de consommation d'énergie, -33% de consommation d'eau car laver des bouteilles d'eau consomme moins que de fabriquer des bouteilles neuves, avec au final, -79% d'émissions de gaz à effet de serre ».
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« Imaginer le plastique autrement et autrement qu'à base d'énergies fossiles » c'est le sujet qui préoccupe Wenael Regnier. Ce chef d'entreprise se pose la question lorsqu'il rachète une entreprise originaire de Monaco et équipementier automobile. S'ensuit une phase de R&D, où le plastique serait à base de canne à sucre pour réduire de façon « drastique » l'émission de Co2 de l'emballage traditionnel. Lequel emballage traditionnel de 25g, produit 70g de CO2. Sempack continue de rechercher toujours, des solutions vertueuses, à base d'algues ou de champignons. Mais il fallait aller plus loin, car « depuis 1960, l'industrie de l'emballage n'a pas produit d'innovation hormis le Doypack », souligne Wenael Regnier qui s'est mis à imaginer un nouveau type de packaging, « à mi-chemin entre un flacon de ketchup, un tube et un Doypack, qui permette une consommation jusqu'à la dernière goutte pour répondre à la problématique du gaspillage alimentaire et de l'émission de CO2 ».
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