Ressource en eau : « l’adaptation au réchauffement climatique est un sujet éminemment local » (GIEC)
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Le changement climatique est déjà là. Embourbée dans les gaz à effet de serre générés par l'activité humain, l'atmosphère se réchauffe. Ce n'est plus à prouver. Mais on peut encore agir. En réduisant les émissions de ces gaz pour que le phénomène ne s'amplifie pas, voire qu'il se résorbe. Ce qui implique les petits gestes de chacun, combinés à des politiques globales, nationales mais aussi internationales, pour que ceux-ci soient coordonnés, et que les efforts soient répartis de manière socialement juste.
Mais cela ne suffit plus. Le réchauffement climatique faisant déjà sentir ses effets sur la disponibilité de l'eau - en témoigne la sécheresse encore en cours -, il faut aussi trouver des façons de s'y adapter. Tout de suite. Or, pense Antoine Nicault, coordinateur du Grec (Groupement régional d'experts sur le climat) en région Sud, « l'adaptation au réchauffement climatique est un sujet éminemment local ». Un sujet qui nécessite la mobilisation conjointe de tous les acteurs concernés, c'est-à-dire tout le monde : usagers, entreprises, communes, Métropoles, Région, scientifiques de toutes disciplines (de la biologique à l'hydrologie en passant par l'économie et les sciences sociales), mais aussi l'État, par exemple au travers de l'Agence de l'eau, établissement public qui finance des projets visant à améliorer la qualité et la disponibilité de l'eau sur le territoire.
Directrice de la délégation en local de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, Annick Mièvre identifie deux enjeux majeurs concernant la gestion de l'eau en Provence Alpes Côte d'Azur.
À lire également
« Le premier, c'est l'altération à la morphologie. Nous avons un littoral très urbanisé sur lequel on a beaucoup modifié les cours d'eau au moyen de barrages, de constructions en travers des cours, de canalisation de certains courts. Cela génère une modification des continuités et nuit au déplacement des poissons et sédiments ».
Maëva Gardet-Pizzo