Nice, Sophia-Antipolis, Aix-Marseille : qu’attendre de l’immobilier tertiaire ?

Laurence Bottero
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Centrium Sophia-Antipolis
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Dire que l'on a craint une descente aux enfers, la fin du bureau et un tout télé-travail. Ça, c'était en pleine crise sanitaire et c'est - presque - un lointain souvenir. Car, bien sûr, la façon de consommer le bureau a évolué, la flexibilité - qui avait déjà pris forme avec le coworking - s'est renforcée, la qualité de vie au travail s'inscrivant dans la façon, entre autres, d'aménager les espaces dédiés...
Depuis trois ans, le comportement de l'immobilier tertiaire est donc observé... et c'est un doux euphémisme. D'autant qu'à chaque année, son petit bouleversement... En 2022, la guerre en Ukraine et l'inflation sont venus bouleverser quelque peu l'équation...
Mais de soubresauts en soubresauts, l'immobilier de bureaux tient. S'adapte. Et l'engouement pour le bureau en lui-même ne fléchit pas. Ce n'est d'ailleurs par tant le fond que le forme qui compte.
Car, toujours est-il que l'immobilier tertiaire se consomme. Dans le Sud, il se consomme même très bien. De Marseille à Nice, 2022 frise avec les records de l'année précédente, ce qui est le signe d'une confiance qui met du baume au cœur des investisseurs, des acteurs immobiliers plus largement et des acteurs économiques dans leur grande globalité.
Petit effet « push », l'exode urbain qui a joué un rôle de décentralisation durant la période covid semble avoir laissé des traces positives. En résumé, ce n'est plus un gros mot d'être installé en région et le Sud a plein de qualité pour attirer, outre la douceur et qualité du climat, les infrastructures aéroportuaires notamment jouant un effet de levier grâce à des connexions qui servent les entrepreneurs dans leurs activités business et export.
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Voilà donc pour le contexte que les chiffres des professionnels de l'immobilier tertiaire avalisent. A Nice, 2022 constitue ainsi la deuxième meilleure année, la première étant 2021, avec 78.000 m2 placés - 84.000 m2 placés l'année précédente - soit un volume jamais encore atteint même si en 2018, il frisait déjà le record avec 73.000 m2 placés. Ce qui situe la performance bien au-delà de la moyenne décennale, à 60.100 m2 placés. La part de neuf - merci l'Eco-Vallée - est significative, à 41% des transactions réalisées quand la moyenne des régions se situe à 33%. « Le neuf manquait », rapelle Jeanne-Marie Fauvet, directrice associée Nice et Sophia-Antipolis BNP Paribas Real Estate Transaction France. Qui souligne en effet la remise en question de la part des entreprises qui s'est faite, évidemment, élément auquel s'est ajouté la mise en place du décret tertiaire...
Laurence Bottero