Spécialiste de l’immobilier de prestige, Zingraf joue la carte diversification, export et métavers
Laurence Bottero
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« Pour l'instant, le marché va bien », assure Heathcliff Zingraf. Le CEO du groupe familial, créé en 1977 par Michaël Zingraf, appuie sur la croissance de 35% du volume de transactions engrangée en 2021, « meilleure année jamais réalisée », preuve que l'immobilier, plus que jamais, confirme sa notion de valeur refuge.
Et clairement, si l'effet de l'inflation se profile - pour l'heure faiblement - un autre effet laisse des traces celle du Covid. Car bien évidemment, la période des divers confinements, la prise de conscience du bien « chez-soi », de l'importance de l'habitat, a tout autant impacté le secteur de l'immobilier de prestige, ce segment de marché qui est la spécificité de Zingraf depuis sa création.
« Durant la période Covid, nombreux sont ceux qui ont réalisé que nous n'étions à l'abri de rien. Et les épargnants ont convenu qu'il était important d'investir dans l'immobilier ». Un engouement qui a son revers, les biens à la vente souffrant d'un léger manque.
Pour autant, l'inflation et les incertitudes qu'elle entraîne quant à sa durée comme son niveau sont aussi un sujet de veille, mais ne sont pas un sujet de crainte, pour le moment.
« La hausse des taux d'intérêt aura un impact sur une partie de marché mais pas dans le haut de gamme », estime Heathcliff Zingraf.
Pas de nature à modifier la feuille de route établie, celle qui trace la voie du développement. Une feuille de route intacte donc. Et volontariste.
Elle vise notamment à renforcer le maillage en nombre d'agences, avec l'objectif de faire passer celui-ci de 25 actuellement à 30 agences d'ici six mois et 50 agences à horizon 2025.
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Une démarche d'amplification qui s'est déjà concrétisée, notamment en s'appuyant sur une stratégie de diversification. D'abord en sortant du positionnement géographique habituel. Si Zingraf s'est traditionnellement développée via les résidences secondaires situées en bordure de la Méditerranée, l'implantation à Megève, Chamonix ou Lyon dénote de la volonté de s'ouvrir à d'autres marchés, celui de la montagne et des grandes métropoles urbaines notamment.
Laurence Bottero