Dans le Sud, les fusions-acquisitions sont (aussi) une preuve d’attractivité
Laurence Bottero
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Dans la vie comme en économie, tout est relatif. Et ce n'est pas le -21% enregistré en 2022 qui doit assombrir l'humeur du monde économique en matière de fusions-acquisitions. Car cette donnée est surtout à replacer dans un contexte de post-crise sanitaire, où les opérations ont connu un bond pour le moins significatif de +90%. Tout va donc plutôt bien au pays des M&A, comme le démontre le baromètre In Extenso Finance et comme l'explique Bernard Cendrier, directeur associé, indiquant qu'un effet rattrapage joue pour partie sur le bon comportement du Sud - les opérations mises en suspens durant la crise sanitaire se sont déportées en 2021 - mais que certaines filières, parce qu'elles concentrent des projets de croissance, sont aussi favorables à ces rapprochements.
L'un des indicateurs qui l'appuie est celui qui regarde le montant des transactions. Si les opérations comprises en 1 à 5 millions d'euros ont été les plus importantes en 2021 ce sont les opérations comprises entre 5 à 15 millions d'euros et celles comprises entre 15 à 50 millions d'euros qui augmentent doucement mais sûrement au cours des 24 derniers mois. Ce qui n'est pas neutre pour une région telle que Provence Alpes Côte d'Azur. Des transactions plus importantes et c'est notamment grâce à l'industrie, précise Bernard Cendrier, le tissu industriel étant générateur de grosses opérations. Ce qui vaut d'ailleurs pour d'autres bassins industriels.
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Regardé à la loupe parce qu'il est inlassablement un indicateur de la santé économique - et encore plus parce que les voyants ne sont pas tous au vert - le BTP est lui aussi un secteur où les fusions-acquisitions se multiplient, notamment dans le second œuvre. La raison est ici « conjoncturelle, poussée par la perspective des Jeux Olympiques et par la politique de rénovation énergétique initiée par le gouvernement ». Mais sans grande surprise, ce sont les services aux entreprises et aux particuliers qui drainent la majorité des opérations, suivi par le secteur toujours très regardé des technologies, médias et télécommunications, la filière spatiale n'étant pas étrangère à la chose.
Laurence Bottero