Sophia-Antipolis, modèle de technopôle moderne ?
Laurence Bottero
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... que doit être la technopôle au XXIème siècle ? C’est ce que tend à faire valoir la Fondation Sophia-Antipolis, jusqu’alors en sommeil et désormais très active sur une stratégie de marque employeur.
Sophia-Antipolis est depuis sa naissance un territoire à part. Assis sur un bout de 5 communes différentes que sont Antibes, Vallauris, Biot, Mougins et Valbonne, la technopôle naît sur l'idée originale de Pierre Laffite, sénateur des Alpes-Maritimes qui, en 1969, estime que créer un « Quartier Latin aux Champs » serait un concept tout à fait capable de favoriser l'échange entre la recherche et les entreprises, le tout sur fond culturel. « Une fertilisation croisée », comme le veut la formule consacrée, encore utilisée cinquante ans plus tard.
Si le concept étonne et détonne à l'époque, au cours des ans Sophia-Antipolis s'est structurée, devenant un véritable épicentre de la recherche et de l'innovation. Tous les grands acteurs de la recherche y sont présents, du CNRS à l'Inria, les grandes entreprises aussi, d'Amadeus à Renault et bien sûr une myriade de startups et PME innovantes qui constituent un ensemble de 2.500 entreprises et 4.500 chercheurs, avec la présence - grâce notamment à Skema Business School - de plus de 5.000 étudiants.
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Sophia-Antipolis, appelée première technopôle d'Europe sans que jamais ce titre ne soit remis en question en cinq décennies. Mais le parc technologique n'a pas toujours eu la même force d'attractivité eu égard à diverses problématiques, au rang desquelles celles de mobilité notamment. Eloigné des grandes villes et métropoles, il a aussi les inconvénients de ses atouts. Mais ça, c'était surtout vrai avant. Avant la crise Covid mais surtout avant que l'on reconsidère l'environnement professionnel. Et le parc, avec ses 2.400 hectares dont 90% sont des espaces verts semble répondre aux attentes d'un cadre de travail capable de servir un certain équilibre.
Laurence Bottero