« Avant 2030, l’intégralité des navires qui seront déployés en Europe seront capables de se connecter à l’électricité à quai » (Marie-Caroline Laurent, CLIA)

Laurence Bottero
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... nt à Marseille, sur le volet solutions technologiques, rappelant le rôle de la croisière sur les avancées qui servent, à terme, l’ensemble du monde maritime.
LA TRIBUNE - Plus de douze mois après la signature de la charte croisière durable, quel bilan faites-vous ?
MARIE-CAROLINE LAURENT - Cette charte reste un outil unique de collaboration au niveau mondial, mis en place à la fois avec le gouvernement français, les armateurs et le soutien de l'ensemble des ports, des chambres de commerce et d'industrie et de tous les acteurs de la croisière de Méditerranée. Avant la signature de cette Charte, nous disposions de la Charte bleue, qui était une charte locale, reliant des acteurs locaux. Pour la première fois, nous avons une charte environnementale qui couvre plusieurs ports et qui, ainsi, donne une valeur plus générale aux mesures que ce qui a été fait dans le passé.
Le texte de la charte met en avant 13 points détaillés comme des engagements notamment en termes de rejets liquides et solides, d'émissions dans l'atmosphère ou encore de travail de sensibilisation.
C'est la première fois que nous avons un texte couvrant un champ si large, autant dans le contenu que dans son périmètre géographique. Je rappelle que c'était un engagement volontaire de la part des armateurs de croisières et ça n'est pas seulement un document signé par les représentants français au niveau local mais bien par les PDG de chaque groupe international. Cela a mis en avant la possibilité de partenariats possibles avec l'Etat français et avec les ports en France.
Si la signature est le premier geste symbolique, des audits ont été menés au cours de cette première année, concrétisant en quelque sorte ce qui a été convenu entre les parties... Avec quel résultat ?
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En effet, la direction interrégionale de la mer en Méditerranée (DRIM, NDLR) a mené des audits entre septembre et novembre 2023 dans les ports de Toulon, Nice, Cannes et Marseille. Sur les 14 audits menés, 12 navires ont obtenu la certification. Pour le grand public, la connexion électrique à quai n'est pas encore visible - elle est prévue à Marseille en 2025 et à Toulon cette année, NDLR - alors qu'à Copenhague, à Rotterdam, à Hambourg, dans les ports de Norvège... - on a déjà cette connexion que le passager peut notifier directement par l'absence de fumées. Mais cela arrive en Méditerranée, les financements sont là. A Marseille, les compagnies de croisière ont même contribué financièrement à l'installation de l'électrification. Nous essayons, en attendant que cette connexion se concrétise, de faire de l'éducation. Près de 50% de nos navires peuvent déjà se connecter, ce qui est énorme, comparé au reste de la flotte maritime. Il ne fait pas de doute qu'avant 2030, l'intégralité des navires qui seront déployés en Europe seront capables de se connecter à l'électricité à quai. Nous y travaillons.
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