... blique tout en exportant. Et de dire que les PAT (Projets Alimentaire Territoriaux) devraient être transformés en contrat alimentaire territorial, afin de donner corps à une vraie planification.
Les propos de Gabriel Attal lors de son discours mercredi dernier de placer l'agriculture « au rang des intérêts fondamentaux de la nation au même titre que la sécurité ou la défense nationale », n'ont certes pas étonné Stéphane Linou. Cette vision, il la défend depuis plus de vingt ans, persuadé qu'il « ne faut pas perdre de temps » et que les travaux de recherche menés auprès des ministères et des fonctionnaires la confirment, « la technostructure a déjà validé cela depuis des années ».
Expert associé au Laboratoire Sécurité Défense du CNAM, membre du Haut conseil pour le climat et la biodiversité de la Métropole Nice Côte d'Azur, Stéphane Linou a longtemps évangélisé, porté la bonne parole, notamment auprès des institutions. « Il est essentiel de prioriser le capital naturel qui est le foncier nourricier et l'eau. Il n'y a pas d'agriculture et de nourriture sans nature et il n'y a pas d'agriculteurs sans prix rémunérateurs. Et il ne peut pas y avoir d'agriculteur en vie s'il n'y a pas de consommateur qui achète au juste prix. Et surtout s'il n'y a pas de consommateur qui cuisine car la valeur reste dans la ferme et à la maison », souligne celui qui a tout écrit dans « Résilience alimentaire et sécurité nationale », ouvrage publié en octobre 2019.