Les recycleries, l’atout tri des politiques de gestion des déchets
Gaëlle Cloarec
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Avec 50.000 tonnes d'objets d'occasion collectés en 2021, dont 20.000 remises sur le marché, l'économie de l'occasion solidaire se déploie. Il faut dire que le contexte inflationniste, la crise écologique et la réponse réglementaire, avec la loi anti-gaspillage (AGEC), s'y prêtent. En Région Sud, comme partout ailleurs, les ressourceries et recycleries gagnent du terrain. Selon l'Observatoire des ressourceries en Provence-Alpes-Côte d'Azur, on en comptait 17 opérationnelles en 2018, représentant 523 emplois, 4.825 tonnes collectées et un chiffre d'affaires généré de près de 2,5 millions d'euros. En 2022, elles étaient 29 à opérer sur le territoire, employant 868 salariés pour 8.442 tonnes collectées, celles-ci étant réemployées ou recyclées à 92%. Le chiffre d'affaires a logiquement suivi cette courbe haussière, dépassant les 5 millions d'euros. Quant au panier moyen, il est passé de 10,12 euros à 13 euros en quatre ans.
« Ce sont des équipements de proximité qui présentent un grand intérêt pour les collectivités, explique Pierre-Paul Léonelli, vice-président de la Métropole Nice Côte d'Azur, chargé de la propreté et de la collecte. Ils répondent à la fois à l'attente économique de l'emploi, notamment par l'insertion, à celle du pouvoir d'achat et réduisent les dépôts sauvages ainsi que les quantités de déchets à traiter. » Et c'est sans parler des apports en termes de sensibilisation, d'inclusion, de prise de conscience, de pédagogie... Bref, le dispositif a tout pour plaire, qui plus est lorsqu'il est soutenu par les fonds européens.
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C'est le cas des recycleries des Moulins et de l'Ariane, basées respectivement à l'Ouest et à l'Est de Nice et inaugurées en 2017 pour la première, 2023 pour la seconde. Cette dernière a été distinguée lors du concours « Les Etoiles de l'Europe de la Région Sud », édition 2024, dans la catégorie Economie Solidaire, qui vise à mettre en avant la contribution européenne dans des programmes locaux prônant le développement durable. Soutenue par le dispositif européen FEDER, elle a donc bénéficié d'une subvention de 1,25 million d'euros sur un coût total de 2,5 millions d'euros. La Région, l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) et la Métropole ont complété l'enveloppe.
Gaëlle Cloarec