« D’ici 3 ans, 80% des usages disposeront d’une solution technique de décarbonation » (Pierre Ippolito, Groupe Ippolito)

Laurence Bottero
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LA TRIBUNE - Vous dirigez le Groupe Ippolito, entreprise familiale qui évolue dans le secteur de la mobilité décarbonée, sur le segment BtoB. Depuis deux ans, vous organisez une journée, Mobili'Pro dont la prochaine édition se tient ce 20 septembre à Vedène, dans le Vaucluse, dédiée à la mobilité décarbonée des véhicules professionnels. En un an, comment ce secteur a-t-il évolué ?
PIERRE IPPOLITO - Notre premier objectif, c'était une acculturation généraliste. Depuis, les fédérations et les acteurs de cette chaîne du transport industriel ont manifesté leur volonté d'être parties prenantes. Nous travaillons, ainsi, de plus en plus avec les fédérations syndicales ou patronales, car la mobilité décarbonée n'est pas uniquement un sujet qui concerne les salariés. La mobilité professionnelle concerne tout le monde et les acteurs se sentent co-responsables, avec le désir de co-construire des solutions, lesquelles sont différentes selon les filières.
Les technologies avancent-elles suffisamment ?
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Ça avance assez vite, grâce à l'électrique. Il y a un an, nous avions à disposition les premiers modèles. Douze mois plus tard, nous disposons de nouveaux produits qui arrivent sur le marché, des véhicules qui ont gagné en autonomie. On élargit le périmètre des entreprises et des métiers susceptibles de disposer désormais de solutions techniques. C'est un périmètre qui s'élargit chaque année de 10% à 15%. D'ici 3 ans, 80% des usages disposeront d'une solution technique de décarbonation. Mais au-delà de la capacité technique, il faut pouvoir disposer également de la capacité financière tout comme d'un environnement favorable. Il existe de nombreux appels à projets, mais la question du financement et du ROI est majeure. Celui qui fait l'effort de décarboner doit demeurer compétitif sur son marché. Ce qui n'est pas toujours le cas.
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