Spécialiste de l’insertion, Le Paysan Urbain au défi de la croissance
Maëva Gardet-Pizzo
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Terrains en friche, toits d'immeubles, cours d'écoles, sous-sols ... Dans les grandes villes, ce sont dans ces interstices que s'enracine l'agriculture urbaine. Si la souveraineté alimentaire est un enjeu fréquemment évoqué, elle est loin d'être la seule motivation de ce type d'agriculture qui fait face à des difficultés propres à son environnement urbain, parmi lesquelles le manque de foncier et un transport pas des plus évidents. Ces structures font en fait souvent de leur activité agricole un moyen, en vue d'autres fins.
Perchée au-dessus d'une constellation de tours et de petits pavillons fleuris d'un arrondissement de Marseille, le Paysan Urbain ne fait pas exception à cette règle. Issue d'un concept né à Paris avant de prendre son indépendance, cette structure, qui s'est d'abord illustrée dans la culture de micro-pousses, est avant tout un chantier d'insertion qui permet à des personnes ayant perdu leur emploi suite à des « anicroches dans leur parcours », comme le décrit Benjamin Denjean - l'un des quatre fondateurs -, de reprendre confiance en elles et en l'avenir grâce à l'activité économique.
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Cinquante personnes travaillent ici, dont trente à trente-cinq en chantier d'insertion. « Ces personnes ont entre 18 et 63 ans. On compte plus de quinze nationalités ou origines différentes ».
En fonction de leurs appétences et des besoins du site, ces personnes s'adonnent aux différentes activités du Paysan Urbain.
Maëva Gardet-Pizzo