Structurer et valoriser la filière pêche, le double enjeu de la coopérative maritime du Levant

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
Eric Barnabé

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Si l'alimentation durable et souveraine est l'un des enjeux hérités de la crise sanitaire, entre les volontés, les objectifs et la réalité, toutes les planètes ne sont pas parfaitement alignées. La colère des agriculteurs, il y a quelques mois, l'a ainsi démontré.
La pêche n'échappe pas davantage à ces enjeux, ni aux difficultés conjoncturelles. Les chiffres le soulignent, le nombre d'emplois liés à la pêche professionnelle maritime sont en baisse - un mouvement entamé depuis plusieurs années - enregistrant notamment une chute de 15% entre 2011 et 2022 selon les données Datalab du Ministère de la Transition écologique qui évalue à 12.400 le nombre de marins pêcheurs, DROM y compris, pour un chiffre d'affaires global de 1,2 milliard d'euros. Sachant que la pêche professionnelle maritime est fortement contributrice aussi, de l'économie à terre, un emploi en mer équivalant 3 à 4 emplois sur terre.
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C'est dans ce contexte qu'est née la Coopérative maritime du Levant, il y a 5 ans, en avril 2019. A l'origine, une trentaine de pêcheurs professionnels, soucieux de précisément faire face aux enjeux qui s'annoncent : ceux d'une pêche durable, de la transmission du savoir et des entreprises, auquel est venu s'ajouter, post-Covid, la nécessité d'une souveraineté alimentaire. Partant du principe que cela s'affronte mieux à plusieurs, le choix a été fait de se constituer en coopérative avec l'objectif d'obtenir l'agrément d'organisation professionnelle, ce qui est le cas. Aujourd'hui, une centaine de navires constitue cette OP, présente à Marseille et Bastia.
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