Classement Choiseul : dans le Sud, l’économie dessine son nouveau visage

Laurence Bottero
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... pleinement dans cette nouvelle économie aux enjeux plus sobres et plus souverains.
On a souvent mis le curseur sur la période post-Covid, faisant de ce moment de crise un avant/après qui aurait posé les conditions d'un monde où il fallait tout réinventer.
C'est en partie vrai - toute crise étant un moment de remise en question qui oblige à revoir les modèles - mais c'est aussi en partie faux. Car la nouvelle génération d'entrepreneurs - qu'elle fasse partie des Millenials ou de la génération Z - porte en elle les gènes d'un monde où on fait plus attention à son environnement, à soi, au bon sens.
Ce mouvement de remise en question de l'économie, des habitudes, des fondamentaux avait déjà bien commencé avant 2020. C'est bien un nouveau cycle qui avait commencé à émerger et que la crise sanitaire n'a fait qu'accélérer et mettre en évidence.
L'industrie, par exemple, avait déjà entamé sa mue. Mais les besoins de réindustrialisation sont venus appuyer sur la nécessité de repenser entièrement la façon de produire, depuis les infrastructures jusqu'aux moyens pour y parvenir.
L'alimentation, dans un souci de bonne nutrition et de prévention, avait, elle aussi commencé à poser les bases.
Dans le Sud, région du tourisme, du soleil et de l'événementiel, on a longtemps ignoré sa valeur industrielle, pourtant bien plus productrice de richesses que le fameux tourisme. Il a fallu l'arrivée de nouvelles générations aux manettes des grands noms et des jolies PMI pour entamer la mue : le Sud est une terre industrielle, bien trop méconnue, alors qu'elle participe grandement à la bonne tenue de la balance commerciale si on s'en tient, par exemple, au seul secteur de la parfumerie.
Qui sait aussi que le Sud est une région agricole, très bien placée en bio ?
Doucement mais sûrement le territoire de Provence Alpes Côte d'Azur a commencé à muer.
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Il faut dire que dans une sorte de mouvement global, toute une génération d'entrepreneurs est arrivée aux manettes d'entreprises familiales, bouleversant les modèles alors bien établis pour les rendre compatibles avec les nouveaux besoins, à l'instar de Pierre Ippolito, le directeur général du groupe éponyme, ETI passée de fournisseur de véhicules professionnels à acteur de la mobilité décarbonée. Ou comme Solène Roelandts, présidente de la Chocolaterie de Puyricard après en avoir été la directrice générale et qui a comme objectif de certes déployer la marque à l'international mais sans perdre l'approche artisanale, élément central du succès de l'entreprise.
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