Dans le Sud, la Région dessine sa stratégie dédiée à l'économie sociale et solidaire
Maëva Gardet-Pizzo
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« C'est une économie qui place l'humain, le territoire et l'impact social au cœur de son action », assure Agnès Rossi, élue régionale en charge de l'économie sociale et solidaire. Une définition par le prisme des valeurs que partagent les différentes structures qui la composent, à savoir les entreprises relevant de l'ESS, les coopératives, les associations, les fondations et les mutuelles.
« L'économie sociale et solidaire n'est pas une économie parallèle », insiste Agnès Rossi, balayant ainsi l'idée selon laquelle elle ne serait à côté de l'économie considérée comme traditionnelle. Avec ses 173.000 salariés travaillant dans 12.000 structures, l'ESS pèse en effet 13% de l'emploi privé et 10% du PIB régional et ce, « autant dans les zones urbaines que dans les territoires ruraux ». Autant d'éléments qui mènent la Région Sud a vouloir aller encore plus loin et à se donner une ambition : celle de « devenir championne française de l'ESS d'ici 2030 », une place qu'occupe pour l'heure la Bretagne. Un objectif somme toute logique, Provence Alpes Côte d'Azur s'étant doté d'un budget « 100% vert » comme aime à le rappeler son président, Renaud Muselier.
A objectif, stratégie associée. Pour cela, la Région a défini, en lien avec 300 structures régionales de l'ESS, une feuille de route articulée autour de quatre axes clés.
En premier lieu, pour renforcer l'existant, le soutien concret va être amplifié - via la commande publique notamment - afin de faire « l'émergence d'entreprises championnes ».
La Région veut aussi bâtir des ponts entre l'économie sociale et solidaire et l'économie « classique », afin de diffuser les valeurs et pratiques de l'ESS au-delà de son seul champ, en particulier dans trois des domaines stratégiques identifiés que sont le bien vieillir, les industries culturelles et créatives ainsi que la transition écologique.
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Agnès Rossi annonce également vouloir positionner l'ESS comme « pionnière dans la création de solutions innovantes face aux problématiques des différents territoires ». Cette économie étant souvent plus à même d'intervenir dans des domaines où l'économie classique se montre plus frileuse, faute de rentabilité suffisante à court terme.
Maëva Gardet-Pizzo